750 grammes
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Vous les réaliserez de la même façon avec des pêches de vigne - Elles sont stables malgré le temps pluvieux -

INGREDIENTS Pour 225 pâtes (en fonction de la taille que vous leur donnerez)

1000 g de pulpe de pêche blanche

1200 g de sucre

340 g de sirop de glucose

Sirop de Glucose 5 kg - Cuisineaddict.com, Achat, Vente

50 g de sucre inverti (à défaut augmenter le sirop de glucose d'autant ou utiliser du miel )

Sucre Inverti (Trimoline) 1 kg Louis François - Additifs alimentaires achat acheter vente (cuisineaddict.com)

35 g de pectine jaune (spéciale pâtes de fruits) mélangée à 100 g de sucre poudre

Pectine Jaune 1 kg Louis François - Pectines et gélifiants prise lente achat acheter vente (cuisineaddict.com)

20 g d'acide citrique en solution (10 g cristaux d'acide dilués avec 10 g d'eau) - A défaut d'acide citrique, on peu utiliser de l'acide tartrique dans les mêmes quantités (les pâtes seront un peu plus fermes)

Acide Citrique E330 1 kg Louis François - Additifs alimentaires achat acheter vente (cuisineaddict.com)

 

MISE EN OEUVRE

Dans un bol, mélanger la pectine avec 100 g de sucre, réserver -

Dans un petit flacon, diluer 10 g d'acide citrique avec 10 g d'eau - Réserver -

Préparer un cadre de 33 x 33 x 1.2 cm et le poser sur une feuille type Silpat mais on peut aussi couler les pâtes dans des moules souples à petites alvéoles -

Dans une grande casserole, tiédir la pulpe de pêche à 50° environ -

Ajouter la pectine mélangée aux 100 g de sucre et verser en pluie sur la pulpe, sans cesser de remuer (pour éviter que la pectine, plus lourde, n'accroche et brule sur le fond de la casserole)

Porter la pulpe à ébullition

Quand la pulpe bout, ajouter le sucre en pluie puis le sirop de glucose et le sucre inverti en évitant de perdre l'ébullition -

Cuire à 109° (ou à 75 brix) sans cesser de remuer

La température atteinte, hors du feu, verser la solution d'acide et mélanger au fouet pendant environ 10 secondes -

Verser sans attendre la pulpe dans le cadre (ou dans les moules prévus) et laisser cristalliser la pulpe (il faut environ 15 minutes)

Retirer le cadre et détailler au choix (ou démouler les pâtes) 

 

 

 

 

 

 

 

Rouler dans le sucre semoule -

 

 

 

 

 

 

Réserver à température ambiante 

 

Se congèlent parfaitement en sac congélation idéalement sous vide enrobées de fécule de maïs.

Les pâtes restent souples et reprennent corps en 15 minutes à température ambiante, dans leur sac. Laver rapidement les pâtes à l'eau froide, les sécher avant de les enrober de sucre -

Si les pâtes ont été congelées enrobées de sucre, les laisser reprendre corps dans leur sachet pour éviter la condensation qui ferait fondre le sucre d'enrobage - 

NB : Comme tous les appareils contenant de la pectine, veiller à bien remuer pendant toute la cuisson pour éviter de la bruler dans le fond de la casserole -

 

RECETTE EXTRAITE DE MON LIVRE " LA PETITE CONFISERIE DE PAPY"

https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/bernard-dauphin/la-petite-confiserie-de-papy-2-copie-copie-copie_314962

 

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LES PATES DE FRUITS FRAIS

 

Mise en œuvre

-          Procédé de fabrication

-          La cuisson

-          Le coulage (Coulage en cadre, coulage en moules souples, coulage dans l’amidon)

-          La finition (enrobage au sucre cru, les pâtes candies, le décor par transfert, les pâtes glacées)

-          La conservation

 

Les différents ingrédients (nature et rôle)

-          Sucre (saccharose)

-          Pectine (avec tableau de la teneur en pectine de quelques fruits)

-          Sucre inverti

-          Sirop de glucose

-          Acides et solution d’acide

 

Recettes

-          Recette « type »

-          Tableau de recettes (32 recettes de base avec les principaux fruits)

-          Les pâtes de fruits et les gelées à l’alcool

-          Les pâtes de fruits avec noyau liqueur

-          Les pâtes de fruits au lait concentré sucré

Finitions        

-          Enrobage au sucre cru

-          Candissage

-          Poudrage

-          Glaçage neutre

-          Glaçage décoré

 

 

 

 

Les pâtes de fruits sont des confiseries à base de pulpe de fruits (pulpe = partie comestible du fruit entier, éventuellement épluché ou épépiné, cette partie comestible pouvant être coupée en morceaux ou écrasée), de sucre, de pectine et d’acide (citrique ou tartrique).

Leur confection est assez voisine de celle des confitures mais donne des préparations beaucoup plus sèches et fermes par l'emploi d'une pectine à pouvoir de gélification plus fort. Autrefois les pâtes étaient réalisées par dessication des fruits (dessèchement) - Aujourd'hui, seules les pâtes de fruits "pomme" ou "coing" sont confectionnées de la sorte. L'emploi de pectine, l'agent de texture de la pâte, permet une cuisson moins longue et un meilleur rendu gustatif.

La fabrication des pâtes de fruits permet, aussi, d’utiliser des jus de fruits qui pourraient être perdus. Tous les jus ayant servi, par exemple, pour la fabrication de fruits au sirop peuvent être utilisés comme jus de poire et jus d’abricot qui sont les plus utilisés.

Comme les confitures, les pâtes de fruits sont très réglementées :

L’appellation « pâte de … » - exemple : pâte de framboise - signifie que l’on a utilisé la pulpe d’un seul fruit (100% ou au moins 50% du produit fini soit 50% fruit/50% sucres). Ce produit ne peut être aromatisé qu'avec un arome naturel provenant exclusivement du même fruit (arôme naturel de framboise, ou jus concentré de framboise).

L’appellation « pâte de fruit à …. » - exemple : pâte de fruit framboise ou à la framboise - indique que la pulpe du fruit mentionnée prédomine dans la recette et provient du fruit cité pour 25% au moins et représente au moins 12,5% du total de la recette - exemple : pâte de fruit à la framboise - Ce produit ne peut être aromatisé qu'avec un arome naturel provenant exclusivement du même fruit (arôme naturel de framboise, ou jus concentré de framboise).

Enfin, les « pâtes de fruit arôme …. » sont des pâtes où les fruits mentionnés ne sont employés qu’en infime quantité, voire seulement sous forme d’arome. L'appellation doit être accompagnée de la mention "aromatisée" ou d'une mention équivalente (goût framboise, saveur framboise …) dès lors que des arômes ont été mis en œuvre.

La représentation graphique du fruit (photos de framboise par exemple) n'est autorisée que si l'aromatisation provient du fruit, éventuellement renforcé par un arôme naturel issu exclusivement de ce fruit

Dans les pâtes de fruits commercialisées en grandes surfaces, l’utilisation de pulpes de pomme est majoritaire, et même parfois exclusive pour des raisons économiques et « technologiques » (réduction de l’hygroscopicité).

Cependant et contrairement aux pulpes nobles, elles demeurent gustativement plus fades. Peu colorées, elles obligent le fabricant au recours de colorants et d’arômes pour répondre aux critères de vente.

Bien loin des pâtes de fruits industrielles, ces véritables pâtes confiseur "pur fruit" dont vous trouverez ci-après les recettes, vous réconcilieront avec la tradition.

La saveur de la pâte est naturellement apportée par la pulpe du fruit lors de sa fabrication. Les pulpes nobles assurent également une meilleure rétention de l’humidité parce qu’elles sont davantage hygroscopiques : une qualité qui n’est pas négligeable car elle confère en partie à la pâte son goût unique. Il y a d’abord sa texture, plus souple, plus moelleuse. Sa bonne rétention des arômes du fruit permet de les savourer plus longuement en bouche. Enfin, les arômes sont mieux conservés dans le temps grâce à la texture de la pâte.

La recette, que je vous indique ci-dessous, utilisée par les meilleurs professionnels, convient pour la plupart des fruits.

Pour les fruits puissants en goût et/ou acides (cassis, fruits de la passion, par exemple), il est vivement conseiller de mélanger 50% de pulpe du fruit choisi avec 50% de pulpe ou de jus de cuisson de poires ou d’abricots au sirop ou de compote de pomme. Cela pour corriger le ph du fruit et en adoucir la force.

La pulpe de banane (épaisse) est souvent diluée à l’aide de jus de cuisson des poires ou d’abricots, la pulpe de figues sèches, avec du jus d’orange.

 

MISE EN ŒUVRE

Quels que soient les fruits choisis, sauf indication contraire, le procédé de fabrication est toujours le même.

  1.       On chauffe la pulpe ou le jus de fruit à 50°
  2.       On ajoute la pectine mélangée à un peu de sucre (pour lui éviter de s’amalgamer) et on porte à ébullition pendant environ 1 minute sans cesser de remuer au fouet pour éviter que la pectine accroche sur le fond de la casserole
  3.       On ajoute le reste du sucre en 2 ou 3 fois puis le sirop de glucose et l’on cuit au degré voulu
  4.       Hors du feu, on ajoute l’acide en mélangeant bien. Dès cet instant, la gélification commence !
  5.       On coule la pâte de fruit soit dans des moules souples, soit dans l’amidon, soit sur du papier entre 4 barres, bien à plat.

 

LA CUISSON

Elle se vérifie de préférence au réfractomètre (qui mesure la concentration en matières sèches) – Degré Brix.

Le temps de cuisson varie avec la teneur en eau des fruits, la source de chaleur et le degré de maturité des fruits.

 Contrairement à une idée trop répandue, l’eau ne bout pas partout à 100 degrés – Le degré d’ébullition de l’eau dépend directement de la pression atmosphérique et varie en fonction de l’altitude et du temps qu’il fait.

Moins la pression est forte, plus la température d’ébullition est faible. En altitude l’eau bout plus vite et à température sensiblement plus basse qu’au bord de la mer

Cette réalité physique a pour conséquence directe qu’il n’est pas possible d’obtenir de bons résultats en cuisant une pulpe soit à une température fixe (car la concentration, à 107 degrés par exemple, sera différente selon que l’on aura commencé à bouillir à 85 ou à 100 degrés), ni pendant un temps donné (cuire 25 minutes en commençant à 85° ne donnera pas la même concentration qu'une cuisson de 25 minutes commencée à 100°).

Ainsi, il est toujours nécessaire de « régler» une recette par rapport à l’endroit où elle doit être réalisée, sinon on va au-devant de difficultés de réalisation, sous cuisson ou sur cuisson avec risque de recristallisation. Les confiseurs le savent bien et l’on peut expliquer beaucoup de recettes ratées par méconnaissance de ce phénomène. Cela vaut également pur la cuisson du sucre et des confitures.

 

Pour cette raison, la mesure de la concentration à l'aide d'un réfractomètre (coût : 21 € EBay début 2019), permettra de vérifier la constance de la concentration, donc d'obtenir des résultats identiques quelles que soient les conditions de la cuisson. L’astuce réfractomètre a un coût, mais cet instrument vous permettra d’équilibrer aussi bien des confiseries, les confitures, que des glaces et se révélera rapidement indispensable.

 

Pour éviter ces aléas atmosphériques, les industriels, qui doivent obtenir des résultats strictement identiques et constants,  cuisent leurs préparations dans des cuiseurs sous vide d’air.

COULAGE DES PÂTES DE FRUITS

La gélification commence dès l’ajout d’acide.

Les pâtes doivent être coulées aussitôt :

  1.       Soit à l’aide d’un entonnoir à piston préalablement chauffé (en le remplissant d’eau bouillante en début de cuisson) dans des moules souples ou des empreintes réalisées dans de l’amidon (voir ma recette de boules de gomme) – Cette méthode doit être réalisée très rapidement car la pulpe prend très vite et risque de ne pas laisser suffisamment de temps pour le coulage complet de la pâte. Pour les pâtes coulées dans l'amidon, dès que les pâtes sont prises, les enlever, les dépoussiérer et les laver à l’eau froide (le gel de pectine n’est pas un gel réversible) – Après un bon séchage, procéder à la finition (enrobage de sucre, glaçage ou candissage). Certains confiseurs humidifient leurs pâtes à la vapeur pour favoriser l’adhérence du sucre.
  2.       Soit couler les pâtes de fruits sur un papier entre 4 barres (ou dans un cadre), sur une épaisseur de 1 cm environ. Après gélification, les pâtes sont détaillées à la forme voulue, généralement des petits carrés, soit au couteau scie, soit, le plus fréquemment, à la guitare. Cette méthode est la plus rapide et la plus utilisée.

 

Elles sont immédiatement roulées dans le sucre semoule (ou l’objet d’une autre finition)

                                                                                

LA CONSERVATION

Les pâtes se conservent environ 1 an à l’abri de la lumière et de l’humidité – Eviter les boites hermétiquement fermées qui confinent le sucre et le font suinter.

Le stockage idéal des pâtes de fruit se fait à 15-18° C et à 60-70 % d’humidité.

 

CONGELATION :

Les pâtes de fruits se congèlent parfaitement, bien que leur composition ne leur permette pas d'atteindre le point de cristallisation (elles restent relativement moelleuses).

Méthode : Les enrober légèrement d'amidon (fécule de maïs, de pomme de terre …) puis les filmer sans les passer dans le sucre. La décongélation se fera dans le film de conservation. Une fois à température ambiante, humecter légèrement la pâte de fruit avant de procéder à la finition. 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTES SUR LES INGREDIENTS

 

LE SUCRE

 

C'est le sucre (saccharose) qui permet à la pâte de fruit de se conserver : il attire par osmose l'eau vers l'extérieur des germes, ce qui les dessèche. Si la quantité de sucre n'est pas suffisante pour assurer cette conservation à température ambiante, on obtient une confiserie de conservation réduite.

On utilise généralement du sucre blanc cristallisé car le sucre non raffiné peut contenir des impuretés qui risquent d'altérer la conservation.

On compte généralement un poids équivalent de sucre et de fruits mais certains manuels professionnels de confiserie préconisent 1.5 kilo de sucre par kilo de fruits. La conservation n’en est que meilleure.  C’est une erreur de ne pas mettre suffisamment de sucre.

Le poids total du sucre mis en oeuvre peut être composé : du sucre cristallisé (saccharose), du sirop de glucose et du sucre inverti.

 

Le sucre cristallisé, traditionnellement utilisé car c'est le moins cher et le plus courant, est réservé aux fruits qui ont suffisamment de pectine et d'acidité.

Le sucre en poudre, plus fin que le sucre cristallisé, se dissout plus rapidement à la cuisson.

Le sucre en morceaux est facile à doser (1 morceau numéro 3 = 7g, 1 morceau numéro 4 = 5g).

Le sucre non raffiné est à proscrire à cause des impuretés qu’il contient et qui nuisent à la conservation.

 

Les pectines : Ce sont des substances exclusivement d’origine végétale.

Les pectines sont présentes en grande quantité dans les parois végétales de nombreux fruits et légumes. Elles sont extraites industriellement des coproduits de l'industrie des jus de fruits, principalement des agrumes et des marcs de pomme.

La pectine du commerce (E 440), dont celle utilisée pour épaissir les confitures et les gelées, est extraite du marc de pommes desséchées. Elle est vendue sous forme liquide ou de cristaux. On trouve aussi du sucre pré additionné de pectine (sucre à confiture).

Elle ne modifie pas les composés aromatiques voire les bloque ou en freine l’extraction spontanée dans les confitures ou gelées lorsqu’ils sont volatils et/ou hydrophobes.

Pour la confection des pâtes de fruits, la quantité de pectine utilisée tient compte, non seulement de la teneur en pectine du fruit choisi mais également de la fluidité de la préparation : une pulpe fluide demandera plus de pectine pour obtenir une pâte ferme.

 

 

Le sucre inverti : c’est du sucre (saccharose) dont la molécule a été modifiée et rendue incristallisable par l’utilisation d’une enzyme naturelle (l’invertase, présente chez l’homme, dans l’estomac des abeilles …) ou par cuisson avec un acide (citrique ou phosphorique). Il est 20% plus sucrant que le saccharose.

Il a la faculté d’absorber l’humidité (il fait remouiller les pâtes), de résister à la dessication, d’éviter le grainage et la recristallisation du sucre,  de stabiliser et de conserver le moelleux des pâtes (brioche, pain de mie, …) et le moelleux des pâtes de fruits.

Le nom de « sucre inverti » vient de l'inversion du plan de polarisation de la lumière polarisée : une solution de saccharose dévie ce plan vers la droite (le saccharose est dit « dextrogyre »), le mélange glucose-fructose résultant de l'hydrolyse du saccharose le dévie vers la gauche (le fructose est lévogyre). Il y a donc inversion du sens de rotation qui tournait à droite avec le saccharose et tourne à gauche après hydrolyse, d'où sucre « inverti ».

En cuisant du sucre avec un pulpe acide (cassis, framboise, fruits de la passion …) on crée naturellement du sucre inverti qui influencera directement la conservation des pâtes. Celles-ci « remouilleront » naturellement dans le temps dans un délai plus ou moins rapide. Bien qu’inesthétique, ce phénomène n’apparait qu’avec des pulpes de fruits non mélangées à d’autres fruits plus neutres comme la pomme ou la poire et est considéré par beaucoup de professionnels confiseurs comme un gage de fraîcheur et de qualité.

L’hygroscopicité est un phénomène naturel qu’il n’est pas possible d’éliminer mais on peut le réduire très sensiblement, comme le font certains artisans, en le mélangeant à d’autres fruits (environ 50% fruit/50% pomme) et en ajoutant suffisamment d’arome ou en modifiant la quantité d'acide ajouté à la pulpe (voir astuces)

 

Le sirop de glucose : C’est un anti-cristallisant du sucre obtenu par transformation enzymatique de l’amidon. Il est moins sucrant que le saccharose (70%) –  Il évite au sucre de recristalliser et confère du moelleux au pâtes de fruits et au sucre cuit (caramels, nougatine, travail du sucre pour décors…)

Son taux de rupture de la chaine d’amidon est traduit par son équivalent dextrose (DE = dextrose équivalent) – On l’utilise généralement en confiserie à un taux moyen de 38 à 40% - (DE 38/40) mais les industriels peuvent l’utiliser à des taux de rupture bien supérieurs. Il est alors plus fluide.

 

Les acides:  

L’acide citrique : L'acide citrique est présent dans une grande variété de fruits et de légumes, notamment dans les agrumes (citron et la lime (citron vert) – Extrait industriellement de moisissures issues de la fermentation de sirop de sucre, il est utilisé comme correcteur d’acidité, exhausteur de goût, agent anti-oxydant et comme catalyseur de la pectine. Il est codifié au niveau européen : E330.

L’acide tartrique :  Issu des cristaux blanchâtres du vin (contenu dans le raisin) Il est utilisé dans l'alimentation comme additif alimentaire (numéro E334), principalement comme antioxydant, régulateur de pH et séquestrant.

Il est autorisé dans la plupart des produits alimentaires et dans certains produits spécifiques tels que les produits de cacao et de chocolat, les confitures et gelées, les fruits et légumes en conserve, les pâtes fraîches et les biscuits et biscottes destinés aux nourrissons.

Tout comme l’acide citrique, il intervient comme agent catalyseur de la pectine mais ses propriétés confèrent aux pâtes une texture plus ferme. Il active fortement la salivation.

LA SOLUTION D’ACIDE

Les acides (citrique ou tartrique) NE SONT JAMAIS incorporés purs dans les pâtes de fruits mais TOUJOURS additionnés d’eau en mélange 50/50.

Cette préparation d’acide peut être réalisée à l’avance et conservée dans un récipient hermétiquement fermé (bidon à bec verseur par exemple)

Mélanger 250 g d’acide à 250 g d’eau tiède, et stocker.

NB : L’acide citrique donne des pâtes plus moelleuses et l’acide tartrique des pâtes beaucoup plus fermes.

Acide citrique ou tartrique peuvent être remplacés par du jus de citron qui sera, lui aussi, coupé à 50% d'eau -

 

QUELQUES ASTUCES :

 

L’acidification consiste à atteindre un degré Ph (3,5°Ph +/-0,5) pour favoriser la prise en gel et donner du goût.

Cette acidité peut, éventuellement, être mesurée avec un ph mètre (18 à 20 € chez Amazon début 2019).

Pour la confection de pâtes en cuisine "ménagère", l'instrument n'est pas indispensable mais se révèlera très précieux pour des productions artisanales soutenues (le soucis n'est pas de fabriquer, ce qui est relativement simple, mais de conserver dans de bonnes conditions, plusieurs mois) 

NB : Pour réussir l'apport en acide en cours de cuisson quelques suggestions issues de pratiques professionnelles constatées dans les laboratoires

                           a) Ne pas ajouter, ou ajouter moins, d’acide aux fruits déjà acides (citrons, cranberry, griotte, groseille, abricot, agrumes, pomme verte, passion…). Vous limiterez ainsi un éventuel remouillage et un raffermissement des pulpes.

                      b) Corriger l'acidité de la pulpe par apport d'une pulpe ou d'un jus moins acide (poire, pomme …) voire un sirop de cuisson de fruits au sirop, pour la maintenir à un taux d'acidité de 3,5° PH ce qui favorise la prise en gel.

                      c) Mettre l’acide en début de cuisson pour donner le temps de couler la recette dans un moulage (silicone ou amidon). Dans ce cas l'acide ajouté est en quantité moindre pour éviter la création de trop de sucre inverti qui nuirait à la parfaite texture.

                           d ) Remettre un peu d'acide en fin de cuisson pour accélérer la prise en gel et combiner l’apport gustatif fruit/acide toujours bénéfique.

 

 

 

 

 

RECETTE « TYPE »

    

Indépendamment des recettes données sur le tableau récapitulatif ci-après, cette recette professionnelle peut s’appliquer à de très nombreux fruits – Elle donne d’excellents résultats : référence : pulpe de framboise 3.5° PH ) –

1400 g de pulpe de fruits (frais, en brique ou surgelés) –

30 g de pectine jaune spéciale pâtes de fruits

1000 g de sucre cristal

200 g de sirop de glucose cristal DE 38/40

100 gr de sucre inverti

25 g d'acide citrique ou tartrique en solution (50% acide 50% eau) mélangée à

100 g de sucre cristal  

Cuire à 72 brix au réfractomètre (104° Celcius thermomètre)

 

(Tous ces produits sont en vente chez les fournisseurs de produits pour pâtissiers et confiseurs, on en trouve aussi très facilement en ligne sur le Web)

 

Ces pâtes se conservent environ 1 an.

Un récapitulatif des principales pâtes de fruits - La mise en œuvre est la même que ci-dessus mais on observe quelques variantes en fonction des auteurs - Ces recettes marchent bien aussi -

 

 

QUELQUES RECETTES

LES PÂTES DE FRUITS A L’ALCOOL

Leur confection est identique à celle des pâtes "nature" mais elles sont généralement enrichies d'alcool (kirsch, rhum brun, rhums arrangés, poire williams, vieille prune, Armagnac, Cognac, Calvados ...) ou de liqueur (Izarra, Cointreau, liqueur de fraise, liqueur de Cassis, liqueur de café ... à raison de 5 à 10% du poids du fruit.

L'alcool est ajouté en début d'ébullition.

 

RECETTE : PÂTE DE FRUIT MANDARINE CORSE A LA LIQUEUR "MANDARINE IMPERIALE"

Chauffer à 50° 1200 g de jus de mandarines de corse avec 250 g de liqueur "Mandarine impériale" puis ajouter 150 g de sucre cristal mélangés à 75 g de pectine jaune spéciale pâtes de fruits.

Porter à ébullition pendant 1 minute environ puis ajouter en pluie, en 3 fois (sans quitter l'ébullition) 1100 g de sucre cristal puis 500 g de sirop de glucose (DE 40) -

Cuire jusqu'à 77% brix au réfractomètre puis ajouter 40 g de mélange d'acide citrique (ou tartrique)/eau.

Bien mélanger au fouet puis transvaser immédiatement dans un entonnoir à piston préalablement chauffé avant de couler la pâte dans des moules souples en forme de tranches d'agrume -

Laisser refroidir puis démouler et procéder à la finition (ici enrobage sucre).

 

 

 

 

 

LES PÂTES DE FRUITS FOURREES NOYAU LIQUEUR

Les pâtes de fruits liqueurs sont basées sur le même principe de fabrication que les pâtes de fruits "classiques", elles se différencient des précédentes par le noyau d’alcool qu’elles renferment, noyau obtenu par coulage d'un sirop de sucre en sursaturation dans de l'amidon (ici mélange amidon de maïs/fécule de pomme de terre).

PREPARATION DES COFFRETS

 On peut réaliser des coffrets à ses propres dimensions, les acheter tout faits dans le commerce ou utiliser, le cas échéant, des plaques de cuisson.

MISE EN OEUVRE

Remplir le cadre d'un mélange d'un mélange d'amidon de maïs et de fécule et le sécher, au moins 12 heures, dans un four préchauffé à 80° (certains professionnels assèchent leur amidon pendant 48 heures) -

L'objectif est de réduire au maximum le taux d'humidité - Cette mise en œuvre sera renouvelée à chaque utilisation car l'amidon absorbe une partie de l'humidité des produits coulés.

Pendant ces 12 heures, remuer régulièrement l'amidon à l'aide d'un fouet pour l'aérer et uniformiser le séchage.

Retirer le mélange d'amidon puis le tamiser sur le coffret à remplir (il y a toujours des parties "mottées" qui nuisent au résultat final puis le dresser à l'aide d'une règle. Saupoudrer à nouveau puis redresser à la règle.

Réaliser des "empreintes" dans l'amidon à l'aide de formes collées sur une baguette en veillant à ce que les alvéoles soient suffisamment espacées pour éviter la déformation des cavités. Dépoudrer régulièrement les formes car l'amidon y adhère.

 

NOYAU LIQUEUR AU CALVADOS (pour insertion dans une pâte de fruits Pomme verte/coing)

La méthode utilisée sera la même pour les alcools à titre identique (framboise, kirsch, rhum brun, mirabelle …) 

Ces noyaux peuvent être trempés dans du chocolat de couverture pour réaliser des bonbons à la liqueur traditionnels (avec croûte de sucre) -

NB : Ces intérieurs évolueront en fonction des conditions de stockage : plus il fera chaud, plus la croûte de sucre sera fine - Plus il fera froid, plus la croûte sera épaisse.

 

 

Cuire 500 g de sucre avec 200 g d'eau (en nettoyant souvent les parois de la casserole avec un pinceau trempé dans l'eau froide) jusqu'à 120/122° pour un alcool à 40° (la plupart des alcools du commerce) -

A la température souhaitée, tremper le fond de la casserole dans un peu d'eau froide pour arrêter la cuisson, laisser débuller 2 minutes environ puis verser 150 g de Calvados dans la casserole -

Mélanger cet alcool en utilisant 2 casseroles et en transvasant, 7 à 8 fois de suite, le contenu d'une casserole dans l'autre puis verser la le sirop dans un entonnoir automatique. Couler le sirop dans les empreintes à la hauteur souhaitée (il n'est pas nécessaire de remplir complètement) puis recouvrir le sirop avec de l'amidon tamisé.

Entreposer les coffrets pendant 5 heures environ dans le four préchauffé à 40° - Au bout de 5 heures, démouler  délicatement les bonbons, les retourner puis les laisser 5 heures supplémentaires -

S

ortir les coffrets du four et les laisser refroidir complètement à température ambiante (renforce la croûte de sucre), puis les dépoudrer délicatement à l'aide d'un pinceau souple.

Le noyau sera inséré au cœur d'une pâte de fruit pomme verte/coing.

Couler environ 1/3 de la pulpe, insérer le noyau puis finir de couler le reste de la pulpe à la hauteur voulue.

 

 

 

 

 

LES PÂTES DE FRUITS AU LAIT CONCENTRE SUCRE

Plus douces que les pâtes "classiques" leur confection s'enrichit d'un ajout de lait concentré sucré (10% du poids de la pulpe) en fin de cuisson. La pulpe est cuite à la concentration souhaitée, on ajoute le lait concentré, on relance la cuisson puis, à la nouvelle ébullition, l'acide est ajouté puis les pâtes coulées.

LA FINITION DES PÂTES DE FRUITS

 

Les pâtes de fruits font, traditionnellement, l'objet de 5 finitions différentes :

         1) Enrobage au sucre cru

         2) Candissage

         3)  Poudrage

         4) Glaçage nature

         5) Glaçage décor

 

a) L'enrobage au sucre cru :

C'est, de très loin, la finition la plus utilisée chez les industriels ou en cuisine "ménagère".

Rapide, bon marché, elle consiste à rouler les pâtes dans le sucre poudre ou cristal avant de les stocker.

 

b) Le Candissage :

Le candissage consiste à enrober les produits à candir d'une protection formée par des cristaux de sucre liés les uns aux autres afin de leur assurer une meilleure conservation tout en développant leur appétence.

C'est certainement la façon la plus généralement utilisée par les meilleurs confiseurs pour l'enrobage de leurs productions, notamment les fruits déguisés et des pâtes de fruits, auxquels elle apporte une légère croûte cassante, très agréable à la dégustation.

Les pâtes sont disposées sur la grille d'une candissoire et recouverte d'un sirop de sucre en sursaturation pendant quelques heures.

Egouttées, elles sont laissées à l'air libre pour cristallisation du sirop résiduel.

 

 

Mise en œuvre :

Disposer les pâtes (sans qu'elles se touchent) sur une grille, elle-même posée dans un récipient adapté à la quantité à candir, donc suffisamment grand pour les recevoir tous (exemple : plaque de four creuse, plat à gratin, boite alimentaire en polystyrène etc...). 

Préparer un sirop de sucre en quantité suffisante pour couvrir les pâtes placées dans cette "candissoire" (je vous conseille vivement de calculer le volume de sirop nécessaire avant de le réaliser) en portant à ébullition pendant une minute (température 105° soit 72% à 75% de MS au réfractomètre) 400 g d'eau pour 1000 g de sucre (pour des quantités plus faibles ou plus importantes, faire une règle de 3) -

Quant le sirop est prêt, le laisser refroidir jusqu'à 25 degrés C environ (on peut utiliser ce sirop entre 20 et 30 degrés) en couvrant la casserole afin que le sucre ne soit pas au contact de l'air, qui le fait croûter.

Le temps de refroidissement peut demander plusieurs heures en fonction de la quantité de sirop réalisée - Ne pas toucher au sucre pendant son refroidissement -

Quand le sirop est à 20/22 degrés C, le couler délicatement sur les pâtes puis poser un papier cuisson, aux dimensions du moule, au contact - On peut couler le sirop entre 20 et 30 degrés - La température d'utilisation conditionnera la grosseur des cristaux de sucre : plus la température sera élevée, plus les cristaux seront fins (si le produit à enrober supporte cette température).

Laisser reposer, avec le papier, environ 15 à 20 heures dans un endroit frais, et à l'abri des vibrations qui risqueraient de faire masser le sucre - 

Retirer les pâtes et laisser égoutter sur grille à l'air libre environ 2 heures  - La cristallisation débute dès la mise en égouttage -

 

c) Le poudrage :

Certains professionnels utilisent cette finition, notamment pour des pâtes présentant un relief (coulage sur plaque de structure ou moule relief) qu'elle contribue à mettre en valeur en accentuant leur décor.

Elle consiste simplement, après avoir démoulé ou découpé les pâtes, à les enrober d'un mélange à 50/50 de sucre glace et fécule avant de les stocker.  

 

 

d) Le glaçage :

Finition très "professionnelle" et de prestige pour ces pâtes de fruits objet d'un glaçage à l'aide d'un sirop spécial.

Les pâtes sont disposées sur une grille, glacées avec le glaçage tiède, puis passées au four à 100° pendant 2 à 3 minutes pour fixer le glaçage avant d'être mises à sécher puis stockées

 

RECETTE DU SIROP DE GLACAGE "SPECIAL PÂTES DE FRUITS":

La veille, fondre 40 g de gomme arabique dans 125 g d'eau tiède - Bien mélanger - Filtrer et réserver -

Le lendemain, fondre 750 g de fondant, ajouter la solution de gomme arabique, 75 g de sucre glace - Mixer le tout pendant 1 minute - Chinoiser et utiliser (à 60° C) puis fixer le glaçage en mettant les pâtes dans un four préchauffé à 100° pendant 2 à 3 minutes - Sortir les pâtes du four et laisser refroidir et durcir 24 heures environ avant stockage.

Ce glaçage, brillant, se satine et reste sec au toucher mais souple après séchage et fixation au four.

RECETTE : PÂTE DE FRUIT GLACEE GRIOTTE/CITRON

1250 g de pulpe de griottes - 

Le zeste râpé de 2 citrons jaunes (bios, lavés)

1000 g de sucre cristal

600 g de sirop de glucose

150 g de sucre cristal mélangé à 30 g de pectine spéciale pâtes de fruits

10 g d'acide citrique en solution

Cuisson : 75% brix - 109 ° C thermomètre -

Mise en œuvre comme ci-dessus - 

Laisser les pâtes refroidir puis poser les pâtes sur une grille à pâtisserie puis procéder au glaçage en versant ce dernier sur les pâtes.

Le glaçage peut se réaliser comme un trempage de bonbons de chocolat, à l'aide d'une fourchette : tremper les pâtes, puis les égoutter et les poser sur la volette.

Préchauffer le four à 100° puis enfourner les pâtes pendant 2 à 3 minutes pour fixer le glaçage.

 

 

 

Laisser refroidir et sécher avant de stocker ou décorer (feuille transfert) -

 

d) LES PÂTES DECOREES (Glaçage décor)

Rares, elles restent la spécialité de quelques confiseurs professionnels (exemple : pâtes de fruits "Cruz'Art" personnalisées de la maison CRUZILLE). 

Il est relativement simple d'en confectionner soi-même.

Les pâtes, une fois glacées seront recouvertes d'une feuille de transfert avant passage au four - 

Après sèchage, et refroidssement complet, la feuille de transfert est ôtée (d'un coup sec !).

Pour l'exemple, j'ai utilisé quelques feuilles qui me restaient de la confection de mes chocolats de Noël (motif doré) et d'autres des feuilles achetées au supermarché U local (marque Scrapcooking).

Le décor peut être adapté au parfum de la pulpe. Il est facile de trouver des feuilles de transfert sur le net. Quelques exemples :

 

QUELQUES ALLIANCES FRUITS/HERBES/EPICES

 

Pour varier les plaisirs et les recettes, le tableau (non exhaustif) qui suit récapitule les principales alliances de fruits avec différentes herbes et épices qui permettant ainsi de créer ses propres produits (Source : Ecole supérieure de cuisine FERRANDI) - Ainsi chacun pourra s'amuser à créer ses propres alliances et confectionner des pâtes originales.

 

Recettes tirées de mes livres : Fabuleuses Pâtes de Fruits (lien)

La Petite Confiserie de Papy (lien)

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rien de plus facile que de fabriquer ses dragées "maison" et connaître l'immense satisfaction du "c'est moi qui l'ai fait" !

C'est vers le milieu du 16ème siècle que se situerait le début de la dragéification au sucre telle que nous la connaissons encore aujourd'hui. Autrefois réalisée à l'aide d'un panier suspendu au dessus d'un feu et soumis à des rotations et oscillations (panier appelé "la branlante"), elle se développa surtout depuis le début du 19 ème avec l'invention de la turbine à dragées, tant au niveau de la confiserie que des produits pharmaceutiques.

De forme sphérique ou aplatie, la turbine comporte une large ouverture supérieure permettant de verser les intérieurs et les différentes charges de sirop.  

A l'aide de cette turbine, particulièrement facile à fabriquer par tout bricoleur (méthode à la fin de cet article), il est amusant de créer ses propres dragées amandes ou d'autres bonbons enrobés comme les noisettes, cubes d'orange, de citron, de gingembre confits, enrobées de sucre ou de chocolat, des corn flakes, son pop corn caramélisé etc ....

 

 

LES DRAGEES AMANDES

Bien entendu, avec les amandes vendues dans la grande distribution (venant essentiellement de Californie), vous n'obtiendrez pas les superbes résultats des dragéistes (ou dragistes) professionnels qui utilisent des espèces spécifiques (les Nonpareilles, les Aïs, les Marcona de Provence, les Avola d'Italie, les Valencia d'Espagne ... plus de 50 espèces référencées), calibrées et minutieusement triées et font preuve d'une très grande maîtrise et technicité. Cependant, en cuisine ménagère, il est possible d'obtenir de bons résultats.

DRAGEES AMANDES 

Ingrédients :

Amandes, si possible bio

Sucre en poudre

sucre vanillé (facultatif ou vanille liquide)

Eau

SIROP DE GOMMAGE ou de FINITION BRILLANTE :

1/4 sucre

1/4 gomme arabique en poudre

1/2 eau

 

MISE EN OEUVRE :

Torréfier pendant environ 8 à 9 minutes, les amandes, dans un four préchauffé à 200° en les remuant régulièrement pour unifier la torréfaction -

Mettre les amandes dans la turbine -

GOMMAGE DES AMANDES

Dans une casserole, mélanger ensemble le sucre et la gomme arabique, ajouter l'eau puis porter à ébullition en mélangeant bien pour homogénéiser le sirop.

Verser un peu de sirop sur les amandes afin de les enrober correctement en laissant tourner la turbine - Avec des amandes chaudes, le séchage est très rapide - Cet enrobage peut se faire avec un sirop froid, mais dans ce cas il y a lieu de placer les fruits dans un four à 35° jusqu'à séchage complet (plusieurs heures en fonction de la quantité de charge) -

Phase essentielle de la dragéification, le gommage isole l'amande et évite la migration de l'eau et de l'huile qu'elle contient vers l'extérieur.

LE GROSSISSAGE : Il consiste à faire grossir la dragée par apport successif de petites quantités de sirop sucre en sursaturation qui, par frottement, va tout à la fois, adhérer à l'amande et recristalliser. Cette recristallisation du sucre est appelée "nucléation"

Dans une casserole, porter à ébullition du sucre avec 1/3 de son poids en eau (exemple : 150 g de sucre pour 50 g d'eau) - Ajouter un peu de sucre vanillé (la quantité dépend du goût de chacun) - A ébullition, retirer du feu -

Obtenir un sirop à 80% de matières sèches en corrigeant, si nécessaire, la concentration par un apport supplémentaire d'eau ou le prolongement de la cuisson.

 

Mettre la turbine en marche et verser, à l'aide d'une petite louche, un peu de sirop de sucre (la charge) sur les fruits - Laisser tourner quelques minutes afin que le sucre cristallise naturellement par frottement des amandes les unes sur les autres puis renouveler l'opération autant de fois que nécessaire en fonction de la grosseur voulue - En moyenne, la charge s'opère entre 50 et 80 fois - Les charges successives ne doivent pas être trop abondantes au risque de coller les amandes entre elles ou les coller sur la paroi de la turbine et réparties sur la largeur des amandes afin de ne pas risque un collage des amandes entre elles --

 

 

 

 

 

 

On peut recuire du sirop si besoin -

NB : Il est préférable d'utiliser un sirop maintenu bouillant afin que les charges successives soient fines et homogènes, faisant grossir les dragées régulièrement. Si le sirop est trop froid, les dragées présenteront des petites bosses (pas grave car on peut rectifier si ces bosses ne sont pas trop grosses)

Le frottement des amandes entraine la création du poussière de sucre que l'on peut aisément éliminer à l'aide d'un aspirateur - De même on peut très facilement accélérer le séchage du sirop en utilisant un sèche-cheveux tenu pas trop près de la bouche de la turbine - 

 

 

 

Surveiller régulièrement la grosseur des amandes jusqu'à la taille souhaitée et démoiner les fruits si besoin (séparer les amandes qui se seraient collées ensemble).

LE LISSAGE :

Quand la phase de grossissage est terminée, vient la phase de lissage. Le lissage, destiné à parfaire la surface de la dragée, se réalise comme le grossissage mais avec un sirop plus léger, entre 72 et 75% de matières sèches.

Dans une casserole, bouillir du sucre, avec 40% de son poids en eau et un peu de sucre vanillé -  ébullition, retirer la casserole du feu et vérifier la concentration - La corriger si nécessaire par ajout d'un peu d'eau ou prolongement de la cuisson pendant quelques secondes.

Procéder comme pour la phase de grossissage - 20 charges successives en moyenne puis laisser tourner la turbine suffisamment longtemps pour que les amandes "s'usent et se lissent par frottement) - Certains dragéistes lissent leurs dragées en laissant touner la turbine 24 heures (ici, j'ai laissé tourner 5 heures)

PHASE DE FINITION

La coloration:

Elle s'opère avec les dernières charges de sirop de lissage, suffisamment coloré (colorant alimentaire en poudre dissout dans le sirop) -

Quand les dragées sont suffisamment polissées, les retirer de la turbine, laver la turbine puis y remettre les amandes avec un peu d'un produit de finition qui peut être brillant (voir sirop en début article) ou une cire (cire d'abeille - c'est mon cas - cire de carnauba, etc ) - Une cuillère à café suffit pour environ 800 g de dragées - Il est possible de ne pas réaliser de lissage final - 

 

FABRICATION DE LA TURBINE A DRAGEES

J'avais déjà ma propre turbine "maison" réalisée à l'aide d'une ancienne boule de machine à laver, mais je me suis basé sur le "confit kit", une turbine à dragées adaptable sur les robots Kenwood et Kitchenaid (d'un prix supérieur à 400 €) pour illustrer mon article et construire celle qui suit. 

 

En y regardant bien, le "confit kit" est composé de 2 bassines en inox à large bord reliées entre elles par des pinces - La première bassine est fixée au robot par un adaptateur, la seconde est ouverte pour permettre l'introduction des fruits secs et des différentes "charges" successives, de sucre ou de chocolat.

Sa réalisation est à la portée de tous les bricoleurs (euses)

Il suffit donc de se procurer 2 bassines inox à bord large(dimensions au choix : ici d'un diamètre de 30  cm) que l'on peut trouver un peu partout, dans les supermarchés ou sur le net. Le prix est fonction de l'épaisseur du métal (je vous conseille de choisir un métal assez épais et d'y mettre le prix), un support qui sera réalisé en médium avant d'être peint, et d'un petit moteur à rotation lente (60/70 rpm maxi, environ).  

Dans un second temps, il faut ouvrir l'une des bassines puis  fixer un axe à la seconde pour lui permettre d'être entrainée par un moteur, une perceuse équipée d'un variateur de vitesse à rotation lente, un robot.

Il est facile de trouver un arbre d'entrainement pour les robots Kenwood mais c'est très difficile pour le robots Kitchenaid.

C'est pourquoi j'ai J'ai personnellement opté (pour la rénovation de ma première turbine)  pour l'achat d'un moteur de barbecue rapide de 12 v à variateur de vitesse (https://www.ebay.fr/itm/15W-28KG-Haute-Vitesse-BBQ-Barbecue-Grill-Moteur-Rotissoire-Tournebroche11-wbr-0-220V-/273264650842?&_trksid=p2056016.m2516.l5255 )

Personnellement je préfère les appareils spécifiques en fonction des utilisations envisagées plutôt que des appareils tout en 1 qui ne vous permettent plus de disposer d'aucune fonctionnalité si le moteur tombe en panne.

 

MISE EN OEUVRE :  

Marquer le centre du fond d'une des 2 bassines. Pour cela, tracer 2 droites sur le fond et élever une perpendiculaire en leur milieu. Leur point de croisement marquera le centre.

 

 

 

 

 

 

 

Superposer les deux bassines l'une sur l'autre et percer le centre à l'aide d'un forêt à inox (diamètre 5 mm).

Pour la première bassine, introduire une vis (ou un clou) dans le trou du centre puis, à l'aide d'un feutre marqueur permanent fixé à un fil, tracer un cercle sur la périphérie de la bassine - Ici, l'ouverture que j'ai choisie est de 20 cm de diamètre, soit un rayon de 10 cm -

 

 

 

 

 

 

Ouvrir à l'aide d'une scie sauteuse (lame pour métal ou inox) ou d'une meuleuse puis, après avoir légèrement poncé le bord,  poser un joint en U (vendu au mètre sur le web) sur le bord de l'ouverture pour éviter les blessures.

 

 

 

 

 

 

 

Positionner l'axe sur la seconde bassine en renforçant éventuellement le fond si le métal n'était pas suffisamment épais (voir vidéo) - L'axe peut être simplement une clavette de pédalier, un boulon avec écrou et rondelle ou un carré d'aluminium correctement limé et ajusté ...Le cas échéant, il peut être simplement entraîné par une perceuse à variateur électronique (vitesse de rotation 60/70 rpm)

la turbine est prête à être utilisée - 

A la place des pinces, pour tenir les deux moitiés, on peut aussi utiliser des petites boulons et écrous (sera plus long à défaire pour le nettoyage)

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma turbine à dragées perso : boule de machine à laver ancienne et moteur barbecue ci-dessus, 28 kg, rotation rapide et variateur de vitesse.

 

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QUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLAT

Tradition oblige, nous préparons Pâques.


L'occasion, pour Martine et pour moi, de mettre un peu la main à la pâte (de cacao) et de réaliser quelques oeufs,  avec les petits enfants en leur montrant quelques techniques de base, très simples,  pour le décor des oeufs !

Bien entendu, tous ces oeufs peuvent être utilisés comme bonbonnières en étant garnis de friture avant assemblage.

 

INGREDIENTS

Chocolat noir

Chocolat au lait

Chocolat blanc

+ colorants alimentaires (ici argent) et pâte d'amandes (pour les fleurs réalisées par Martine), petites fleurs en sucre.

La coloration du chocolat blanc dans la masse s'obtient avec du colorant LIPOSOLUBLE spécial chocolat. Le colorant "classique" hydrosoluble, ne se mélange pas au chocolat.

 

 

MISE EN OEUVRE

 

Pour des raisons de coûts, nous avons utilisé des moules à oeuf divers en polycarbonate, achetés dans une jardinerie qui possède un rayon spécialisé dans les arts manuels et de la table.

 

IMPORTANT : Quelles que soient les quantités et la nature des chocolats utilisés, tous les chocolats doivent obligatoirement être mis au point préalablement à leur utilisation (voir mon article sur le sujet)

http://www.dauphingourmet.com/article-preparation-et-mise-au-point-du-chocolat-une-operation-essentielle-et-incontournable-98853216.html

Tous les moules seront frottés à l'aide d'un coton non pelucheux afin d'augmenter la brillance du chocolat -

oeuf-de-paques2.jpg

1 : L'OEUF ARABESQUES :

Technique : La coque est tamponnée à l'aide d'un pinceau brosse, avec du chocolat noir-

Quand le chocolat a figé, les demi-coques sont remplies avec du chocolat au lait, tapotées pour enlever les éventuelles bulles, vidées, égouttées puis mises à cristalliser, retournées sur une volette à pâtisserie, dans un endroit frais,  pendant environ 30 minutes -

Elles sont assemblées par légère pression après avoir été enduites d'un peu de chocolat à l'aide d'un cornet, puis collées sur le socle.

On peut assembler les coques après les avoir posées quelques secondes sur une plaque légèrement chauffée, mais ce procédé fait blanchir le chocolat au bout de quelques heures. Il n'est d'ailleurs pas utilisé par les meilleurs professionnels.

On peut, bien entendu, inverser l'ordre d'utilisation des chocolats : poser un premier chocolat ivoire puis couler du noir, l'effet sera différent.

Le socle support est moulé dans une demi-sphère, avec du chocolat noir - 

 

Les arabesques et le contour de l'oeuf sont dessinés, à la main, sur un papier au format  A4 -

Cette feuille est ensuite insérée dans une pochette plastique transparente et les arabesques sont décalquées et dessinées au cornet avec du chocolat noir directement sur le transparent-

Après cristallisation, elles sont ensuite collées au cornet chocolat noir -

 

Si vous ne savez confectionner un cornet, utilisez un flacon doseur en plastique (en supermarchés rayon ustensiles de cuisine)

2 : OEUFS AVEC PETITES FLEURS EN SUCRE dans le style Boissier:

Technique : Le procédé est strictement le même.

Les fleurs sont collées au cornet après assemblage des coques et traçage des arabesques au cornet.

Le socle est moulé dans une soucoupe puis décoré par application d'une feuille de film alimentaire enduite de chocolat qui lui conférera son drapé - Elle sera enlevée après cristallisation.

 

 oeuf de pâques 3

 

3 : OEUF DENTELLE AVEC RUBAN CHOCOLAT

Un classique de la chocolaterie ! 

Pour réaliser ces oeufs, il est absolument indispensable d'utiliser du chocolat à 50% de cacao ou, en tout cas, à faible proportions de matière grasse. Avec un chocolat de couverture, très fluide, le chocolat coulerait.

La dentelle peut être plus ou moins fine en fonction des dimensions des moules  et de l'ouverture de la poche ou du cornet

Le ruban est formé par des coques de chocolat à faible teneur en cacao (50% environ) dressé sur une feuille de rhodoïd puis détaillé en bandes de 2 cm de large avant d'être collées au cornet chocolat (voir ci-dessous).

4 : OEUF AUX PERLES :

 

Un travail de Martine, inspiré des oeufs Hédiard.

Après assemblage des coques chocolat, elle a tracé des diagonales puis elle a collé les perles au cornet.

 oeuf-de-martine-avec-des-perles.jpg

 

5: OEUF ARGENTE AUX PAQUERETTES :

oeuf-de-martine-argent-avec-fleurs.jpgoeufs-de-paques-2012.jpg

Encore une réalisation de Martine.

L'oeuf a été bombé avec une peinture alimentaire "argent" puis les fleurs, réalisées par elle en pâte d'amande, ont été collées au cornet chocolat.

 

L'OEUF DECORE AU DOIGT

La technique de décor est classique -

On met d'abord au point du chocolat noir que l'on passe, au doigt, sur le moule puis, après cristallisation, on coule le chocolat de fond (ici chocolat ivoire).

Le décor est réalisé avec une feuille de transfert chocolat et collé avec un peu de chocolat noir, au point.

QUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLATQUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLATQUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLAT

L'OEUF MOUCHETE :

J'ai réalisé l'oeuf moucheté en mélangeant un hachis de chocolat noir et lait dans du chocolat blanc au point -

Les copeaux du décor sont réalisés au"choco-roll"

http://www.dauphingourmet.com/2015/03/les-choco-rolls.html

 

 

L'OEUF DRAPE

Une fois l'oeuf réalisé, il est recouvert de chocolat et immédiatement enveloppé d'un film alimentaire jusqu'à cristallisation complète - Les replis du film vont donner le décor "drapé".

QUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLAT

RUBAN EN CHOCOLAT

Détailler des bandes de la largeur voulue dans du rhodoïd et les enduire avec du chocolat mis au point -

Laisser pré-cristalliser (le chocolat devient satiné) -

Former les coques

Quand le chocolat a durci, retirer le plastique et coller en place avec un peu de chocolat fondu.

Il est bien entendu possible, de réaliser des rubans multicolores avec plusieurs sortes de chocolat ou d'utiliser des papiers tranfert pour chocolat (type Scrapcooking)

QUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLAT
QUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLATQUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLATQUELQUES OEUFS DE PAQUES EN CHOCOLAT

L'OEUF MARBRE (je me suis inspiré d'une réalisation de Fauchon)

 

Technique : L'effet marbre est très simplement obtenu par coulage simultané des 3 chocolats -

AUTRES REALISATIONS :

Lapin en chocolat que j'ai réalisé comme pièce de vitrine pour un chocolatier de Caen

(100% chocolat)

 

 

PIOU-PIOU

 

Voir recette :

http://www.dauphingourmet.com/article-petit-montage-de-paques-piou-piou-102018395.html

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INGREDIENTS POUR 3 TABLETTES

65 g de crème fraîche entière liquide

15 g de sorbitol en poudre

100 g de crème de marrons

25 g d'armagnac (peut être remplacé par du Whisky ou du rhum brun)

10 g de beurre en pommade

125 g de chocolat au lait (ici : Lactée supérieure Barry 38% cacao)

Chocolat de couverture au choix (noire ou lait) en quantité suffisante (ici couverture extra-bitter 72% Guayaquil de Cacao Barry) pour le chemisage et l'obturation des moules -

Moules tablettes 100 g (3) Moule Tablette Chocolat Moulin 15,4 x 7,7 cm x H 1,4 cm (x3) Pavoni - Cuisineaddict.com, Achat, Vente

MISE EN OEUVRE

Mettre le chocolat de couverture au point - (voir méthodes de mise au point du chocolat)

Quand le chocolat est à bonne température, remplir les moules à tablettes, les retourner en les tapotant pour les vider, les racler pour enlever l'excédent -

Laisser cristalliser au frais -

Intérieur Ganache marrons/armagnac:

Hacher le chocolat

Dans une casserole, porter à ébullition 65 gr de crème fraîche avec 15 gr de sorbitol.

Quand la crème est à ébullition retirer la casserole du feu - Laisser redescendre la température à 80° puis ajouter le chocolat au lait haché -

Lisser au fouet et laisser tiédir -

Quand la ganache est à 35°, ajouter 10 g de beurre en pommade, 100 g de crème de marrons et 25 g d'armagnac -

 

 

Garnir les tablettes à la poche et laisser cristalliser au frais jusqu'au lendemain -

Le lendemain, obturer les moule à l'aide de chocolat de couverture préalablement parfaitement mis au point -

 

Quand le chocolat a cristallisé, démouler les tablettes

 

 

e -

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Le sucre candi, décliné ici sous la forme de candy-sticks (ou bâtonnets de sucre candi),  est une spécialité culinaire constituée de cristaux de sucre de très grande taille ( sucre de betterave ou de sucre de canne).

On trouve les candy sticks facilement dans le commerce mais je trouve leur prix excessivement élevé (entre  0.60 et 0.95 €/pièce), alors qu'il est particulièrement facile de les réaliser soi-même à la maison, voire de les personnaliser (bâtonnets 2 sucres, ou colorés et aromatisés) - Le sucre, dans le commerce de détail, coûte bien moins de 1 €/kg ! ! -

https://www.canasuc.com/boutique/valisette-expresso/

Pour les confectionner, on utilise le principe de la nucléation du saccharose qui est un processus de formation d’une structure cristalline, nouvelle,  par auto-organisation des molécules de sucre appelées « les nucléi » –

Petit rappel de technologie :

A 20° C, l’eau dissout 2 fois son poids en sucre – En augmentant la température de l’eau on dissoudra beaucoup plus de sucre. Mais ce sucre, dissout dans l'eau, ne disparaitra pas, tout comme le sel de l'eau de mer qui réapparait quand on évapore l'eau. En laissant redescendre la température de l'eau, tout le sucre en excédent va reprendre progressivement (en quelques jours) une forme cristallisée :

  • soit spontanément à partir des impuretés propres du sucre, ou les impuretés de surface (souvent invisibles à l’œil nu) de la solution,
  • soit par ensemencement à partir d'une surface préparée.

Le sucre est extrait de la racine de betterave sucrière ou des tiges de la canne à sucre – Ces jus impurs sont aqueux et décantés par ajout de lait de chaux et de gaz carbonique – Après filtration et évaporation le sirop obtenu est cuit sous vide, turbiné et essoré – Le sucre qui sort de cette cristallisation est blanc mais contient encore une certaine part d’impuretés – C’est le sucre cristal qu’on utilise pour les confitures ou en cuisine – Pour réaliser du sucre morceaux, le sucre subit une seconde cristallisation qui le rend pur à 99.99%, conformément aux normes de la CEE -

---> En utilisant du sucre cristal il y aura plus d'impuretés donc une nucléation plus rapide qu'avec du sucre en morceaux -

 

Les germes de cristaux (les nucléi) grandiront progressivement jusqu’à leur dimension finale.

La nucléation est dite hétérogène lorsqu’elle se produit sur les surfaces (à partir des impuretés de l’air, par exemple) et homogène lorsqu’elle se produit à l’intérieur de la solution –

La nucléation « primaire » fait référence à la formation du premier cristal de sucre, la nucléation « secondaire » distingue la formation des germes cristallins à partir d’un cristal préexistant –

Le temps jusqu'à l'apparition du premier cristal est aussi appelé le temps de nucléation primaire, pour le distinguer des temps de nucléation secondaire (temps de grossissement des cristaux).

 

 

INGREDIENTS

Pour 6 candy sticks

300 g d’eau

900 g de sucre morceaux à défaut sucre cristal (sucre blanc, cassonade, vergeoise, sucre blond de canne ...) 

6 Bâtonnets de sucettes, ou piques pour l’apéritif, ou mélangeurs à cocktails …. (au choix)

Sucre cristal pour l’enrobage des bâtonnets

Facultatif : aromes et colorants alimentaires voire sirops de fruits (pour des candy sticks colorés et/ou aromatisés -

Le sirop en surplus pourra être réutilisé plusieurs fois, enrichi en sucre complémentaire pour retrouver le % du sirop de départ, conservé pour d’autres recettes, ou utilisé pour réaliser des cristaux de candi qui pourront être servi en lieu et place du sucre de table -

 

MISE EN OEUVRE

 

Fabrication de la solution sursaturée :

Il faut compter environ 50 g d’eau et 150 g de sucre par candy-stik

 

Dans une casserole, verser 300 g d’eau et porter à ébullition –

Verser et fondre 300 g de sucre en remuant constamment –

Quand le sucre est fondu, reverser 300 g de sucre, refondre puis renouveler l’opération une dernière fois avec 300 g de sucre supplémentaire –

Bouillir pendant 2 à 3 minutes afin de fondre tous les cristaux –

Laisser tiédir (demande plus d'une heure) -

 

Fabrication des supports d’ensemencement :

Pendant que le sirop refroidit plongez, jusqu'à mi-hauteur, les bâtonnets à sucettes (ou des piques à apéritif, des pailles, des cuillères en bois, des mélangeurs à cocktails …) dans le sirop chaud, les égoutter un instant puis les enrober de sucre cristal (sucre blanc ou sucre brun)  –

Laisser sécher –

 

 

 

 

 

PHASE DE NUCLEATION

Poser les 6 verres sur un plateau (ils ne devront plus être manipulés, les vibrations accélèrent la nucléation) et verser le sirop tiède, jusqu’à la hauteur souhaitée, en le filtrant au travers d’une passoire très fine – L’objectif est d’éviter au maximum de verser un sirop contenant des impuretés ou des cristaux de sucre résiduels – il y en a toujours un peu – et de risquer une nucléation secondaire non concentrée sur les bâtonnets -

 

 

 

 

 

 

 

Immerger la partie « sucrée » des bâtonnets dans les verres et maintenir les piques en les soutenant par des pinces à linge ou des trombones – Le bout de la pique doit être à environ 1.5 à 2 cm du fond du verre – En aucun cas la pique ne doit toucher les bords du verre car la nucléation pourrait se produire entre le bâtonnet et la paroi du verre ou entre la pointe du bâtonnet le le fond du verre si la distance séparant les 2 n'était pas suffisante –

 NB : Il est important de plonger les bâtonnets dans le sirop froid. Un sirop trop chaud dissoudrait le sucre collé sur le bâtonnet.

 

Poser le plateau contenant les verres sur une surface plate et ne plus les bouger pendant quelques jours (4 jours à 1 semaine environ en fonction des conditions de stockage ) –

La phase de nucléation pourra être facilement observée au travers des verres (pour la nucléation homogène), ou de leur surface pour la nucléation hétérogène –

La durée de la phase de nucléation sera influencée par la température de stockage des verres car celle-ci peut entrainer une évaporation de l’eau de la solution, ce qui, par contrecoup, entrainera une plus grande concentration en sucre et une accélération du processus de grossissement des cristaux –

La phase de nucléation secondaire intervient très rapidement et une nucléation hétérogène apparait dès le premier jour, (cristaux de sucre en surface) –

 

 

 

 

Situation après 12 heures :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après 48 heures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au bout de 4 jours : (taux de matières sèches : 72%)

Retirer les bâtonnets et les laisser s'égoutter et sécher quelques heures -

Déguster avec thé ou café

 

 

 

 

 

 

 

CANDY-STICKS COLORES ET AROMATISES

Il est possible de colorer et d’aromatiser la solution sursaturée en ajoutant un colorant alimentaire et/ou un arome, en quantité suffisante

Mais j’attire votre attention sur le fait que, seule, l’eau sera aromatisée et colorée, car la nucléation ne forme que des cristaux de sucre purs – En retirant les candy-sticks de leur verre où la solution est colorée et aromatisée, ils seront simplement recouverts par une fine pellicule d’eau colorée et/ou aromatisée – C’est pourquoi, s’il n’y a pas suffisamment de colorant ou d’arome, les candy-sticks seront de couleur pastel et peu goûteux -

Il est possible de mettre ce phénomène en évidence en immergeant la partie inférieure d'un bâtonnet de sucre coloré dans de l'eau froide - L'eau va laver le sucre immergé, qui apparaîtra blanc -

Il est aussi possible d'enrober les bâtonnets de sucre coloré avant de les immerger dans les verres remplis de sirop neutre - La couleur apparaîtra en transparence, au travers des cristaux blancs -

Il est possible, à partir de bâtonnets blancs, de les immerger quelques instants dans du sirop de fruit froid  afin de les colorer et de les aromatiser légèrement - On peut renouveler l'opération -

Il est aussi possible d'obtenir des bâtonnets avec 2 sucres différents - Il suffit pour cela de superposer délicatement les solutions  (blanche et brune qui ont des densités différentes) avant d'y plonger les bâtonnets -

FABRICATION DE CANDI EN CRISTAUX (BLANCS OU BRUNS)

Pour retirer les bâtonnets de leur contenant (les verres), il est nécessaire de "casser" la croûte de cristaux formés par la nucléation hétérogène (de surface) -

Si on laisse ces cristaux dans la solution encore quelques jours, le processus de nucléation va continuer à les faire grossir -

On obtient alors de gros cristaux qu'il n'y a plus qu'à concasser grossièrement pour obtenir du candi en cristaux qui se substitueront au sucre en morceaux -.

 

 

 

 

 

 

 

Recette Extraite de mon livre de confiserie : "La Petite Confiserie de Papy" consultable ici :

LA PETITE CONFISERIE DE PAPY (2) écrit par Bernard DAUPHIN (coollibri.com)

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