750 grammes
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Articles avec #chocolats de noel catégorie

cerises-au-chocolat.jpg

  • 500 g de cerises à l'eau de vie avec la queue (ici Griottines Peureux spéciales traiteurs)
  • 500 g de fondant blanc (voir ma recette)
  • 15 g de kirsch
  • 300 g de chocolat noir de couverture > 64 % de cacao

 

 

 

 

Sortir les cerises du bocal, les mettre sur une grille et les laisser égoutter toute la nuit.
Si les cerises ne sont pas sèches, vous ne pourrez pas les tremper dans le fondant car celui-ci ne tiendra pas à cause du liquide entourant les fruits.

Chauffer le fondant doucement sur le feu jusqu'à 70 degrés environ. Le fondant doit être très chaud.

Laisser légèrement tiédir et ajouter le kirsch.

Bien mélanger pour avoir un appareil  homogène.

Garder le fondant dans un bain-mariechaud (50 à 60 degrés) pour lui éviter de refroidir trop vite en le remuant de temps en temps.

Tremper les cerises dans le fondant en évitant ABSOLUMENT que le fondant soit en contact avec la queue de la cerise.

Si le fondant est en contact avec la queue de la cerise, il ne durcira pas.

Poser les cerises sur une feuille de papier aluminium et laisser cristalliser. Durcir et refroidir le fondant (cela demande environ 10 minutes). Pour un meilleur résultat, on peut laisser les cerises à l'air libre plusieurs heures -

Fondre 200 g de chocolat au bain-marie, sans dépasser 55 degrés, et hacher finement les 100 g restants.
Quand le chocolat est parfaitement fondu et liquide, ajouter, hors du feu, le chocolat haché - Bien remuer pour avoir un mélange homogène.
A ce stade le chocolat est environ à 27 degrés.
Poser le saladier dans lequel vous avez fait fondrele chocolat, sur le bain-marie et remonter très légèrement la température du chocolat jusqu'à 31 - 32 degrés afin qu'il soit suffisamment fluide pour l'enrobage.


Lorsque votre chocolat est à bonne température, poser le récipient dans un bain-marie tiède (32 degrés) et veiller à maintenir cette température pendant toute la phase de travail en ajoutant, lorsque nécessaire, un peu d'eau chaude dans le bain-marie pour le maintenir à 32 degrés.

Tremper les cerises, jusqu'à la queue, dans le chocolat.

Secouer légèrement les cerises pour éliminer le surplus de chocolat puis poser chaque cerise sur une plaque de cuisson recouverte d'aluminium ménager ou d'une feuille de papier cuisson.

Laisser cristalliser au frais (18 degrés environ) le temps nécessaire (environ 10 minutes si le chocolat est bien au point)

Stocker au frais jusqu'à dégustation. On peut poser les cerises sur un peu de chocolat paillettes ou les poser dans une petite caissette papier -

Pour finir... Veiller à laisser maturer les cerises au moins 8 à 10 jours afin que le fondant se transforme en partie en alcool sous l'action du kirsch.

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LES ORANGINES

Faciles à réaliser, les petits chocolats dont je vous donne la recette sont à base de pâte d'amande, d'orange confite et de Cointreau -

Les pâtes d'amandes enrobées permettent de très nombreuses variantes, tant de formes que de compositions. Elles figurent toujours en très bonne place dans les productions des chocolatiers -

Vous les réaliserez de la même façon en mélangeant par exemple :

- Pâte d'amande, cerises confites et kirsch

- Pâte d'amande, raisins et rhum brun

- Pâte d'amande, pruneaux et Armagnac

- Pâte d'amande, citron jaune confit et vodka,

- Pâte d'amande, citron vert confit, alcool de menthe etc ...

J'utilise de la pâte d'amande confiseur (à 33% de fruits) blanche, de longue conservation, mais on peut les réaliser également avec de la pâte d'amande colorée, de la pâte d'amande supérieure, extra ou d'office, respectivement à 66, 50 ou 25% de fruits. La pâte doit rester suffisamment ferme pour pouvoir être enrobée facilement -

INGREDIENTS POUR 50 CHOCOLATS ENVIRON

500 g de pâte d'amande confiseur blanche à 33% de fruits

150 g de lamelles (ou de cubes) d'orange confite

25 g de Cointreau (peut être remplacé par de Grand-Marnier, du Triple Sec, du Curaçao etc ...)

On peut remplacer l'alcool par quelques gouttes d'arome d'orange ou d'un peu de sirop.

Chocolat de couverture (noir, lait, ou blanc au choix) en quantité suffisante.

MISE EN OEUVRE :

Hacher grossièrement les lamelles d'orange et les mixer finement avec la pâte d'amande et l'alcool.

En s'aidant de 2 règles, étendre la pâte d'amande sur une hauteur de 1 cm environ, entre 2 feuilles de papier sulfurisé très légèrement poudrées de sucre glace

Découper au choix - Je les ai découpées en rond mais on peut aussi les couper en bâtonnet afin d'imiter les orangettes.

LES ORANGINESLES ORANGINESLES ORANGINES

POUR UN DETAILLAGE FACILE ET DES FORMES VARIEES

..... Cette façon de faire est courante chez les professionnels mais il ne me semble pas l'avoir vue sur le Net !!

 Façon de procéder - Après avoir étendu la pâte, poser dessus un film alimentaire et détailler à l'aide d'un emporte-pièce de la forme choisie (rond, étoile, carré, demi-lune ....) -

Si vous n'avez pas d'emporte pièce, on peut utiliser un verre à liqueur, une douille, .... J'emploie personnellement une douille à St-Honoré dont les dimensions correspondent à la taille des chocolats que je veux obtenir -

Quand on appuie l'emporte-pièce sur le film, celui-ci se tend et arrondit les bords -

Il suffit simplement de tirer légèrement sur le film pour détacher la pâte -

Renouveler jusqu'à utilisation complète de la pâte -

Réserver à température ambiante et laisser "croûter" jusqu'au lendemain.

LES ORANGINES
LES ORANGINES

Après quelques heures, voire le lendemain, tremper les intérieurs avec un chocolat de couverture correctement mis au point (fondu à 50°, descendu rapidement à 27° puis remonté et maintenu à 31/32° pour le chcolat noir) -

Décor au choix (ici trait marqué à la fourchette à chocolat) -

Réserver au frais jusqu'à dégustation.

 

 

 

LES ORANGINES
LES ORANGINES

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le-chocolat-a-la-broche.jpg

Facile à réaliser, (on peut utiliser ses enfants) il peut servir de sapin de Noël en chocolat en étant décoré d'étoiles, de flocons en sucre, de friandises diverses.

Je me suis inspiré du gâteau à la broche du Sud-Ouest pour réaliser ce chocolat.

Sur cette base, toutes les variantes sont possibles et l'on peut ajouter toutes sortes d'ingrédients (fruits secs, fruits confits, etc ...)

 

INGREDIENTS :

 

300 gr environ de chocolat

3 g de beurre de cacao Mycryo

 

MISE EN OEUVRE

 

Préparer la "broche"

le-chocolat-a-la-broche2.jpg

J'ai utilisé un cône de polystyrène que j'ai acheté dans un magasin de beaux arts -

Je l'ai recouvert d'une feuille de plastique alimentaire (mais on peut aussi le recouvrir d'une feuille de papier cuisson) et j'ai fixé, de part et d'autre, une brochette en bois bien enfoncée  -

 

METTRE LA COUVERTURE AU POINT

Fondre le chocolat au bain-marie, à 50 degrés (pour le noir).

Laisser redescendre le chocolat à 34° (soit à température ambiante ou, pour plus de rapidité, en le posant sur un récipient contenant de l'eau froide) -

A 34°, ajouter le beurre de cacao Mycryo, bien mélanger, le chocolat est prêt. Le maintenir chaud et fluide en posant le récipient sur un bain-marie à 32/34°.

(toutes les façons de mettre le chocolat au point peuvent être utilisées : voir mon article)

 

MISE EN OEUVRE

Enduire le cône de chocolat à l'aide d'un pinceau (pour une meilleure accroche) - Laisser figer quelques instants -

Positionner la "broche" sur un saladier et d'une main, tout en tournant la brochette, verser doucement le chocolat de l'autre main à l'aide d'une cuillère ou d'une petite louche -

Pour plus de praticité, on peut tourner la broche et laisser aux enfants le soin de couler le chocolat

Veiller à la régularité de l'épaisseur de chocolat -

Quand tout le chocolat a été utilisé, laisser cristalliser dans un endroit frais et démouler le chocolat froid -

Décorer au choix - Le décor peut être collé au chocolat fondu ou au sirop de glucose -

 

le-chocolat-a-la-broche3.jpg

Bon appétit

 

 

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Ce chocolat rencontre toujours un énorme succès en fin de repas où chaque convive est invité à en casser un morceau à l'aide d'un petit maillet (de bois ou de caoutchouc) mis à sa disposition. Il peut, bien entendu, être personnalisé pour être offert -

Convivialité assurée !

On trouve partout des "kits" de chocolat au marteau, notamment dans les jardineries proposant un rayon confiseries, pour un prix exorbitant (souvent plus de 50 euros le kilo).

Lorsque nous proposions ce produit sur les marchés de Nöel il y a une quinzaine d'années, Martine et moi étions quasiment les seuls à en vendre, on n'en voyait pratiquement nulle part.

 

Simple et rapide à réaliser, tout (ou presque) est permis, tant au niveau de la forme que des ingrédients qui entrent dans sa composition. Personnellement, j'aime enrichir le chocolat de beaucoup de fruits confits et de fruits secs

 

INGREDIENTS

 

Chocolat au choix (noir, lacté ou blanc, coloré ou aromatisé) : Il n'est pas pécialement indispensable d'utiliser du chocolat de couverture - Un excellent chocolat "de laboratoire" (ou du supermarché) fera très bien l'affaire.

Fruits secs et confits en quantités suffisantes : Amandes, noisettes, pistaches, raisins assortis, fruits confits ou fruits séchés (orange, citron, ananas, banane, papaye, ...), graines, céréales, riz soufflé, épices diverses .... selon les goûts et l'humeur de chacun !

 

 

MISE EN OEUVRE

Torréfier les fruits secs (amandes, pistaches, noisettes, noix, pignons etc ...) pendant 10 minutes environ dans un four préchauffé à 180°C en remuant de temps en temps. Les monder si nécessaire en les roulant dans un torchon - Laisser tiédir car l'incorporation de fruits trop chauds dans le chocolat le déstructurerait -

Fondre et mettre le ou les chocolats au point -  :

Hacher finement le chocolat  -

Fondre doucement le chocolat choisi au bain-marie sans dépasser les 50 degrés environ pour le chocolat noir et 45 degrés pour le lacté.

Pour le chocolat blanc, fragile (les protéines du lait brulent si la température est trop élevée), bouillir l'eau du bain-marie, retirer la casserole du feu et, hors du feu, ajouter le chocolat blanc et remuer jusqu'à fonte totale.

Quand le chocolat est à température,

Ajouter les ingrédients choisis. -

Mélanger rapidement

Poser le récipient dans un bain d'eau froide et redescendre rapidement la température du chocolat jusqu'à 27 degrés pour le noir (25 degrés pour le blanc et le lacté)

Remettre le saladier sur le bain-marie chaud et remonter très rapidement de 3 degrés la température du chocolat : 30° pour le noir, 28/29 degrés pour le blanc et le lacté -

Verser le chocolat parfaitement au point et enrichi des fruits dans des moules en plastique  (forme au choix - on peut utiliser les boites alimentaires de la grande distribution),  sur une hauteur de 3 cm environ (plus ou moins en fonction du choix de chacun).

On trouve généralement des "plaques" de 400 g, mais on peut faire des tablettes de 100 g jusqu'à 1 kg si on le souhaite -

Comme ceux que l'on trouve en jardinerie, et en supermarchés pour Noël, on peut, le cas échéant, recouvrir le chocolat de fruits secs ou de graines après l'avoir coulé dans un cercle à pâtisserie (forme au choix) -

Laisser cristalliser environ 1 heure dans un endroit frais.


Démouler et éventuellement recouvrir d'un film alimentaire.

Pour finir... Ce chocolat se garde plusieurs mois, entreposé dans un endroit frais, à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité.

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Plusieurs finitions possibles avec un même intérieur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une même recette et 2 finitions

 

Ingrédients :

 

Pour 200 pièces environ (fonction de la grosseur):

400 g de chocolat "pralinoise" (Poulain)

  200 g de chocolat noir à l'orange

  50 g de praliné en grains ("maison" ou Vahiné)

 150 g de crème entière liquide

700 g de chocolat au lait

  2 cuillères à soupe arome orange

  50 g de Cointreau (ou autre liqueur à l'orange (Grand Marnier, Triple sec, Curaçao ...)

 50 g de Sorbitol en poudre (en pharmacie)

 50 g d'amandes hachées

 200 g de sucre glace

Le sorbitol apporte un goût de frais au produit et agit en qualité de stabilisant car l'eau et la matière grasse de la crème se contrarient mutuellement. Le produit, sans sorbitol, se détériore plus vite. Ces chocolats se conservent, à température ambiante, environ 6 semaines et peuvent être congelés.



MISE EN OEUVRE DE LA RECETTE
 

 
 
  • 1     Bouillir la crème avec le sorbitol et l'arome orange
 
  • 2    Fondre au bain marie le chocolat pralinoise, le chocolat noir, le praliné, 100 g de chocolat au lait cassés en petits morceaux.
 
  • 3     Verser la crème dans les chocolats fondus, ajouter le Cointreau, bien remuer, laisser reposer environ 2 heures au réfrigérateur.
 
  • 4     Lorsque l'appareil est suffisamment ferme, le dresser en boudin sur une feuille de papier sulfurisé (à la poche : douille de 10 mm) puis découper ces boudins en morceaux d'environ 3 cm de long.
 
  • 5     Hacher le chocolat au lait restant, en fondre 400 g au bain marie (45°C environ), retirer du bain-marie et ajouter les 200 g restants. Maintenir le récipient dans un bain-marie tiède (28°C). Préparer un plat et y mettre le sucre glace.
 
  • FINITION MUSCADINES

    Tremper les boudins de ganache dans le chocolat au lait à l'aide d'une fourchette puis les faire rouler dans le sucre glace à l'aide d'une seconde fourchette. Laisser cristalliser quelques minutes

    FINITION ROCHERS PRALINES

    Faire des boules avec les boudins de ganache, ajouter les amandes
     hachées dans le chocolat au lait, y tremper les boules de ganache, ôter l'exédent et mettre à refroidir et à cristalliser sur du papier sulfurisé.
Pour finir... En n'utilisant pas le sucre glace on peut faire des bûchettes praliné ou des bûchettes aux amandes, en les roulant dans du caco poudre au lieu du sucre glace, on obtient une finition "truffes", en les roulant sur une petite grille, on obtient une finition "chardon".

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100% chocolat : lapin, couverture, drap, traversin, oreiller, ruban, caisse, agraphes, sucette

100% chocolat : lapin, couverture, drap, traversin, oreiller, ruban, caisse, agraphes, sucette

 

La mise au point du chocolat fait partie des questions récurentes que l'on me pose  -

Une bonne occasion, à l'occasion de l'approche des fêtes, de rappeler les différentes techniques à notre disposition pour travailler correctement cette fabuleuse matière.

 

 

Chauffé et fondu à 50 degrés, le chocolat est complètement déstructuré, comme le serait une mayonnaise qui aurait tourné.

Si on le refroidit sans prendre la précaution préalable de le « mettre au point », il sera terreux, friable, terne.

Utilisé ainsi, il collera au moule. Pour le démouler, vous casserez le moule mais vous ne décollerez pas le chocolat.

 

Pourquoi et comment obtenir un chocolat parfaitement mis au point ?

 

Quelques mots de technologie !

 

Le principe de la mise au point est lié à la structure moléculaire du beurre de cacao.

 

Le beurre de cacao est un ensemble de 6 huiles dont chacune est constituée d'un cristal de nature différente –

Chaque type de cristal a ses caractéristiques physiques propres, mais, de tous les cristaux, un seul type possède la faculté de se rétracter en refroidissant : c'est le cristal codifié "béta prime". Il s'avère également que, seul,  ce cristal a un point de cristallisation à 27 degrés (il durcit à cette température) alors que les autres ont un point de cristallisation inférieur,  à 25 degrés -

 

La technique de la mise au point (ou précristallisation) va donc consister à monter en température et chauffer suffisamment le chocolat pour être sûr de fondre tous les cristaux de toutes natures ( en chauffant la masse de chocolat à 50 degrés environ), puis la redescendre rapidement à 27 degrés (mais surtout pas en dessous) pour ne l’ensemencer uniquement qu’en "bons cristaux" en cristaux béta prime, et pas à une température inférieure pour ne pas créer de cristaux autres, qui ne se rétracteraient pas.

 

On remonte ensuite légèrement le chocolat pour le fluidifier, sans le déstructurer, en le réchauffant à 31/32 degrés maxi.

 

Réalisée dans ces conditions, la mise au point de la couverture permettra d'obtenir un chocolat parfaitement brillant et cassant, se décollant facilement du moule

 

LA FONTE : La fonte se fait au bain-marie, directement sur le feu et peut se faire au micro-onde.

 

La fonte au bain-marie :

 

-        Le récipient contenant le chocolat haché est posé sur une casserole d’eau frémissante (pas bouillante) – En aucun cas le récipient doit être en contact avec l’eau.

-        Le chocolat est fondu à 50/55 degrés pour le chocolat noir, 45/50 degrés pour le chocolat au lait, le blanc ou le chocolat coloré.

-        Une fonte à une température plus élevée pourrait entrainer le sablage du chocolat et son épaississement.

 

NB : Chauffé à une température trop élevée, le lait en poudre contenu dans le chocolat blanc et le chocolat au lait "brûle" ce qui rend le chocolat pâteux, voire granuleux, et impossible à fondre correctement - Pour des petites quantités de chocolat blanc et le chocolat au lait, j'ai l'habitude de chauffer mon récipient au bain-marie, et, hors du feu, de verser le chocolat haché finement et de le fondre doucement en le remuant, ce qui donne d'exellents résultats -

Pour des quantités plus importantes, je chauffe mon récipient en le posant sur une casserole d'eau que je porte à ébullition, j'éteins le feu puis, récipient toujours sur la casserole, verse le chocolat dans le récipient, en remuant constamment jusqu'à fonte totale.

 

La fonte directe :

 

      Très peu utilisée, elle consiste à verser le chocolat haché dans une casserole puis à fondre le chocolat sur feu très doux jusqu'à la température d'utilisation - Cette pratique demande une grande expérience et une attention constante avec un grand risque de brûler le chocolat -

 

La fonte au micro-onde :

 

-        Le chocolat haché est mis dans un récipient lui-même placé dans le micro-onde.

-        On fait chauffer quelques instants et on vérifie régulièrement la fonte, en remuant le chocolat, jusqu’à que tout le chocolat soit fondu mais surtout pas brulé.

 

      C'est la meilleure technique de fonte du chocolat blanc -

 

LES DIFFERENTS PROCEDES DE MISE AU POINT (on dit aussi « tablage »,  « tempérage » ou « pré-cristallisation »)

 

5 procédés différents sont utilisés par les professionnels (quand ils n'utilisent pas de tempéreuses automatiques):

 

1)     Premier procédé  : Tablage

 

-        La totalité (voire une partie) du chocolat est versée sur le marbre (table de travail) et remuée, jusqu’à ce qu’elle descende à 27 degrés, avec une palette et un triangle.

-        Le chocolat à 27 degrés est remis dans le récipient, mélangé à celui se trouvant dans le récipient et l’opération est répétée jusqu’à ce que tout le chocolat soit à 27 degrés –

-        A 27 degrés, le chocolat épaissit. On dit qu’il "vaseline".

-        Le chocolat est ensuite légèrement réchauffé et fluidifié, en posant le récipient sur la casserole d’eau chaude, jusqu’à 31/32 degrés pour pouvoir être utilisé plus facilement. Avec l'habitude, quelques minutes suffisent - C'est mon mode de mise au point préféré.

 

o   NB : A 32 degrés, si on trempe le revers d'un doigt dans le chocolat, ce dernier ne laisse ni impression de froid ni impression de chaud car c’est la température extérieure du corps humain – Il faut un peu d’habitude pour vérifier la correcte mise au point de cette façon là et la sagesse est tout de même de vérifier la température avec un thermomètre car notre "thermomètre interne" peut varier en fonction de la température de la pièce de travail.

 

2)     Second procédé : Refroidissement au bain-marie froid

 

-        Le récipient contenant le chocolat est posé dans un bain-marie froid et l’ensemble est remué jusqu’à ce qu’il soit redescendu à 27 degrés.

-        Le récipient est ensuite posé sur la casserole d’eau chaude et remonté à 31/32 degrés comme ci-dessus.

       Le procédé est rapide et pratique pour de petites quantités de chocolat - Avec l'habitude, quelques minutes suffisent -

 

3)     Troisième procédé : Ensemencement

 

-        Seule la moitié du chocolat est fondue au bain-marie. L’autre moitié, finement hachée, est ajoutée, hors du feu, au chocolat fondu qui redescend ainsi à 27 degrés –

-        Le tout est ensuite remonté comme ci-dessus.

 

       4) Quatrième procédé :

 

            -     Le chocolat haché est versé dans une casserole et très doucement réchauffé  sur

                  feu très doux jusqu'à sa température d'utilisation - Cette façon de faire, facile à mettre

                  en oeuvre, est difficile à maîtriser et demande une certaine habitude et une attention 

                  constante -

 

5)  Dernier procédé :

 

-        Le chocolat est fondu au bain-marie comme ci-dessus.

-        On laisse refroidir le chocolat jusqu’à à 34-35°C pour le noir ou 33-34°C pour le lait, blanc ou coloré.

-        On joute 1% de beurre de cacao MYCRYO® (cacao Barry) soit 1g pour 1oo g de chocolat

-        Quand le chocolat arrive à la température idéale, 31-32°C pour le chocolat noir ou 29-30°C pour le lait, blanc ou coloré, on peut l'utiliser.

 

Cette dernière méthode est, celle que j’utilise le plus souvent, pour son côté pratique (bien que je préfère le tablage, pour des quantités importantes) - 

Le chocolat a une parfaite fluidité, est parfaitement mis au point, peut être travaillé beaucoup plus longtemps et ne salit pratiquement pas de matériel.

 

 

o   Afin d’utiliser le chocolat plus longtemps, maintenez-le à 31-32°C pour le noir ou 29-30°C pour le lait, blanc ou coloré en posant le récipient sur un bain-marie tiède ou une légère source de chaleur – Le mieux, bien entenu, est d'utiliser une trempeuse (bain-marie) professionnelle ou un bain-marie électrique, type cuit-vapeur correctement réglé. (température de l'eau vérifiée scrupuleusement)

 

o   Températures idéales : noir : Fonte à 45/50, tempérage à 27, utilisation à 31/32. Lait : fonte 45/50, tempérage, 25 ; utilisation 30. Blanc et colorés : Fonte 40/45, tempérage 25, utilisation 29.

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