LE BLANC D’ŒUF, atout majeur en cuisine !

 

C’est une question récurrente !

Au long des forums auxquels je participe, il m’arrive souvent que la question me soit posée : «  Que puis-je faire avec mes blancs d’œufs ? »

 

Les utilisations sont nombreuses et le blanc d’œuf est un précieux allié dans tous les domaines de la gastronomie (pâtisserie, glacerie, cuisine, glacerie, vinerie, confiserie).

 

Quelques idées pour pouvoir utiliser vos blancs d’œufs :

 

LA CONGELATION

 

Les blancs d’œufs supportent parfaitement la congélation et l’une des meilleures solutions, pour des petites quantités de blancs, consiste à les congeler.

Les laisser reprendre corps au réfrigérateur et utiliser normalement.

 

EN PATISSERIE :

 

Dans le domaine de la pâtisserie, vous pourrez utiliser vos blancs pour de très nombreuses applications : pâtes à cornet ou à tuiles, langues de chat, dacquoises, japonais, … Vous les utiliserez surtout  pour réaliser des meringues ou leurs dérivés, les macarons.

 

LES MERINGUES :

C’est souvent la première utilisation qui vient en tête :

Il n’existe pas une, mais plusieurs recettes de meringue dont les techniques de réalisation et les utilisations sont très différentes :

 

LA MERINGUE FRANCAISE (dite « meringue ordinaire »):

Principe : Les blancs sont montés puis on incorpore délicatement du sucre glace.

Si on incorporait du sucre poudre, le sucre n’étant pas dissout, on sentirait les grains sous la dent.

C’est une meringue très délicate qui blondit facilement.

Elle est surtout utilisée pour réaliser des meringues à la chantilly, ou des meringues glacées, dressées minute au moment du service.

 

LA MERINGUE SUISSE (Dite « meringue cuite » ou « meringue sur le feu »)

Principe : Les blancs et le sucre sont montés ensemble sur un bain-marie puis, lorsque la chaleur de l’appareil n’est plus supportable au doigt, on finit de monter hors du feu.

La chaleur fait évaporer une partie de l’eau et le résultat, plus dense qu’avec la meringue française, est beaucoup plus résistant à l’humidité.

meringues aux amandesOn l’utilise pour les petits fours secs (champignons …), les intérieurs de glace (Mystère, merveilleux …) les coques des vacherins glacés, les meringues aux amandes ou aux fruits secs, les boules de coco de cuisine ménagère.

 

LA MERINGUE ITALIENNE (dite « meringue au sucre cuit »)

Principe : Les blancs sont montés puis on incorpore un sirop de sucre bouillant (petit boulé) dans les blancs qui sont ensuite battus jusqu’à complet omelette norvégienne copierefroidissement.

La particularité de cette meringue, dont les blancs sont stérilisés par la chaleur, est qu’elle ne peut plus cuire.

Elle ne durcit plus (même si on la laisse longtemps au four) et garde sa souplesse sans croûter lorsqu’on la blondit à l’aide d’une flamme ou à la chaleur.

De très longue conservation, elle est l’élément indispensable de nombreuses recettes : meringué des pâtisseries, fabrication des sorbets, du nougat, des mousses de fruits, au chocolat, des macarons. que j’aborde plus loin.

 

Quelques trucs :

 

Bien monter les blancs : utilisez un cul-de-poule plutôt qu’un récipient à bords carrés et un fouet avec de nombreux fils – Plus il y en aura, plus les bulles seront nombreuses et tassées (mousse ferme)

L’ajout d’un peu de jus de citron apportera de l’eau (meilleur volume) et vous permettra d’obtenir un mélange brillant.

 

Mettre suffisamment de sucre : En règle générale, on utilise deux fois le poids des blancs en sucre. S’il y en a pas assez, on réalise des « soufflés au sucre » qui retombent lamentablement en fin de cuisson.

 

Meringues plates, sans volume : blancs trop frais, blancs montés trop lentement, présence de jaune d'œuf.

 

Meringues qui suintent : Blancs insuffisamment montés, cuisson insuffisante, cuisson trop rapide.

 

Meringues trop blondes : température trop forte, temps de cuisson trop long.

 

Meringues ternes : manque d'acide (citron ou à défaut vinaigre blanc)

 

Intérieur collant : Cuisson insuffisante ou trop rapide.

 

 

LSECRETS ET TOURS DE MAIN DE FABRICATION

 

meringue arlequin9Il m’arrive de réaliser des meringues « d’Arlequin » comprenant jusqu’à 18 couleurs différentes.

Pour réaliser ces petites confiseries, les poches doubles vendues dans le commerce sont, bien entendu, très insuffisantes. Il m’a fallu recourir à ma créativité pour inventer un procédé inédit de fabrication que je vous livre ici :

 

L’appareil est partagé et coloré en autant de couleurs que nécessaires puis je confectionne des boudins avec du film alimentaire. Ces boudins sont ensuite réunis et maintenus ensemble par du film puis introduits dans une poche à douille (présentée verticalement par le dessus des boudins) après que leur partie supérieure ait été coupée.

Pressée de façon régulière, la poche permettra aux couleurs d’être dressées simultanémentCONFECTION-DES-MACARONS1.jpg.

 

 

LES MACARONS

 

Pour avoir droit à l’appellation « macaron », ce petit gâteau doit être exclusivement composé de sucre, de blanc d’œuf et d’amandes.

Son origine se perd dans la nuit des temps (de « maccherone » certainement originaire d’Italie).

Il apparaît en France au temps de Catherine de Médicis et devient la spécialité de plusieurs villes françaises (Nancy, St jean de Luz, Montmorillon, Cormery, Amiens, Chartres, Joyeuse, Sault, Saint-Emilion …) Le macaron parisien, créé par le pâtissier Gerbet, n’apparaîtra qu’à la fin du XIX eme siècle dans le quartier de Belleville. Il sera popularisé par la maison Ladurée, qui assortira sa couleur pastel à son parfum.

Ces deux coques lisses assemblées par un peu de confiture ou d’une crème, n’ont plus grand chose à voir avec la recette d’origine.

 

Le macaron Gerbet :

Le macaron est formé d’une coque dure, d’un intérieur moelleux et d’une petite collerette caractéristique.

Aussi étonnant que cela paraisse, bien des pâtissiers en herbes n’arrivent pas à obtenir une colerette.

Voici le principe :

Quand on cuit une préparation à base de blanc d’œuf, elle gonfle, puis retombe rapidement si elle ne contient pas de substance lui permettant de tenir (farine …), ce qui est le cas du macaron.

CONFECTION DES MACARONS2La technique de réalisation consiste donc à déposer un peu de pâte sur la plaque de cuisson, à laisser croûter à l’air libre (ou mieux, au four doux) le temps nécessaire, puis à cuire à four moyen sur 2 plaques.

La croûte ne peut être obtenue que si l’environnement dans lequel sont placés les gâteaux est sufisamment sec pour les faire croûter. Sinon, il faut considérablement augmenter le temps à l’exposition de l’air.

La meilleure solution, dans tous les cas, pour obtenir raidement une jolie croûte, est de placer pendant 10 à 12 minutes, les macarons dans un four tiède, à 45 degrés, avant de ressortir la plaque et d’augmenter la chaleur du four –

On utilise 2 plaques de cuisson (ou une feuille de silicone alimentaire) afin que la chaleur inférieure ne soit pas trop chaude pour cuire l’appareil trop vite ce qui l’empêcherait de monter.

A la cuisson, la pâte va monter mais, gênée par la coque dure créée par le croûtage, va se répandre, en retombant, vers l’extérieur, et former la collerette.

Peu cuit, le macaron colle à la feuille de cuisson, c’est la raison pour laquelle on fait couler un peu d’eau sous la feuille pour faciliter son retrait. Ce principe de « mouillage »  est aussi utilisé pour décoller certains biscuits -

 

Les recettes de macarons : On trouve deux types de recettes : au blanc cru foisonné, ou à la meringue italienne.

Les deux types de recettes donnent des résultats similaires mais, si l’on n’est pas sûr de la fraîcheur des œufs, mieux vaut, sans hésiter, utiliser une recette à la meringue italienne car les blancs seront stérilisés par la chaleur du sirop.

 

LSECRETS ET TOURS DE MAIN DE FABRICATION

 

Macarons multicolorés : l’astuce est la même que pour les meringues 18 couleurs.

 

Macarons à collerette de couleur différente :

Une première boule d’appareil est couchée sur la feuille de cuisson, puis recouverte par une boule d’une autre couleur. MACARON-GLACE-2.jpg

A la cuisson, la couche supérieure monte mais c’est la couche colorée qui coule et se répand, formant ainsi une collerette d’une couleur différente.macaron-glace-1.jpg

 

Macaron à motif imprimé :

La feuille de transfert (j’utilise surtout des feuilles de la marque Srapcooking) est positionnée à froid, avant cuisson et croûtage. Elle n’est ôtée qu’après passage au congélateur, quand le gâteau aura durci,  afin de ne pas risquer d’endommager le dessin en arrachant le dessus du gâteau.

 

DECORS DE PATISSERIE

Les blancs sont la base de la glace royale (blancs, sucre glace et jus de citron), qui sert à couvrir les socles, de la meringue décor (meringue italienne gélatinée), du sucre rocher.pi-ce-mont-e-pour-cadre.jpg PIANO-ANNIVERSAIRE-MURIELLE-1.JPG

 

 

EN CONFISERIE

Les shamallows  (pâte de guimauve) :

C’est une meringue italienne « collée » avec de la gélatine et aromatisée.

shamallows.jpgTous les parfums sont possibles mais on rencontre surtout la fleur d’oranger (à la « française ») ou à la vanille (goût anglais).

 

Les nougats :

Encore une grande utilisation de la meringue italienne : Dans ces préparations, le sirop, composé obligatoirement d’une partie de miel, est cuit au cassé (autour de 150 degrés) avant d’être ajouté aux blancs, puis l’ensemble est desséché (cuve chauffée au chalumeau) pour lui conférer une texture plus ou moins dure. Plus le nougat sera desséché, plus ferme sera le résultat. En fin de battage, l’appareil est mis sous presse, à durcir et refroidir.

Tous les parfums sont permis. La grande tendance est le nougat aux fruits.

 

Le nougat peut être blanc ou noir. L’appellation la plus connue de nougat blanc, le « Nougat de Montélimar », fait l’objet d’une législation et d’une composition très strictes.

 nougat chocolat

Les décors :

C’est la meringue indispensable pour la couverture des entremets meringués : tartes meringuées (tarte citron par exemple), des omelettes norvégiennes.

La meringue est colorée au chalumeau

 

GLACERIE

L’utilisation de blanc d’œuf dans les sorbets apporte de la  légèreté et remplace souvent les stabilisants à glace-

 

CUISINE

 

Quelques utilisations spécifiques :

 

Les fruits secs pour l’apéritif :

En cuisine, le blanc d’œuf est utilisé pour réaliser des fruits secs maison pour l’apéritif.

Le blanc d’œuf est légèrement battu. On y mélange une bonne quantité d’ingrédients de son choix : fruits secs torréfiés (amandes, noisettes, arachides, noix de cajou, pistaches etc …) enrichis d’herbes, d’épices, de gros sel ….puis on fait séché à four doux – Une délicieuse façon de changer les goûts des fruits secs pour l’apéro !

 

La Mayonnaise : Battus et ajoutés à une mayonnaise, ils l’allègeront et la rendront légère. Incomparable avec des asperges, dans une mayonnaise au citron.

 

Clarification des gelées :

Une des principales utilisations des blancs d’œufs en cuisine. Les blancs sont mélangés au liquide froid, puis on chauffe ce liquide tout en continuant de remuer vivement. Le blanc va emprisonner les différentes particules en suspension dans le liquide et on obtiendra un fond clair et limpide qui, chinoisé, ou passé à l’étamine,  sera une excellente base pour les gelées (de viande, de poisson ou de fruits)

 

Desserts de cuisine :

Les blancs d’œufs vous permettront de réaliser très rapidement bon nombre de desserts de cuisine : omelettes soufflées, soufflés variés, tuiles diverses

 

BOISSONS

Cocktails : De très nombreux cocktails utilisent le blanc d’œuf, notamment le fameux « Pisco Sour » le cocktail national du Pérou. pisco-sour.jpg

 

Clarification des vins et boissons divers

Ajouté au jus de raisin, le blanc d’œuf emprisonnera les particules en suspension et permettra d’obtenir une boisson limpide.

 

 Et les jaunes ?

Les jaunes d'oeufs se conservent très mal. Quand on utilise les blancs, on rencontre souvent des difficultés pour conserver les jaunes si on ne les utilise pas de suite.

En attendant, sans entrer ici,  ce n'est pas le thème, dans la longue liste des utilisations possibles des jaunes, un astuce simple consiste à les fouetter, avec un peu d'eau ou un peu de sucre en fonction des recettes envisageables, puis à les congeler quelques temps. 

 

 

 

Published by Bernard DAUPHIN, - PREPARATIONS DE BASE

commentaires

Marieambre 06/03/2012


Bonsoir,


 Ce que je viens de lire est très intéressant, surtout que je passe un cap pâtisserie en candidat libre.


Et merci pour l'astuce des meringues arlequins, je me suis bien creusée la tête... et vous aviez raison, c'est simple comme tout, fallait y penser.


Encore merci d'éclairer nos lanternes.


Bonne soirée

Michel GIRAUDET 25/03/2012


Bonjour Bernard !


Après avoir utilisé les cerises baignant dans leur sirop très dense .. (Boite rouge, amarena TOSCHI) acheté chez "le meilleur du chef",  je me retrouve avec 420
g de sirop bien "sirupeux" très odorant que j'aimerais utiliser pour faire un sorbet cerise. Pouvez-vous, à partir de ce poids me dire ce qu'il faut que je fasse pour obtenir un bon sorbet. J'ai
aussi du sirop trimoline à la maison .. mais je ne sais pas quoi y ajouter et dans quelles proportions pour le réaliser. Peut être, du jus de citron ? En pâtisserie je n'ose pas m'aventurer à
l'aveuglette ... Je vous remercie à l'avance pour vos conseils qui me sont si précieux ...


Je vous souhaite un bon dimanche.


Michel

Michel GIRAUDET 25/03/2012


Sorbet Cerise (suite)


Une précision quand même, Bernard, j'ai une autre boite d'amarena TOSCHI à la maison et s'il vous est plus simple de me donner les bases à partir de 1 litre de ce sirop, sachez que c'est possible
pour moi.


 


Mille merci !

Marieambre 25/03/2012


Bonjour Bernard,


Il m'est arrivée, en cuisant des macarons que le dessus du macaron glisse sur le côté. Je pense que cela peut venir de la T° du four trop basse. J'ai un four à gaz, je ne peux donc pas
correctement régler la T° de mon four. Et je suis obligée d'ouvrir la porte entre deux fournées, pour baisser la T°. Pourriez-vous me donner votre avis, sur ce problème ?

applemini 25/03/2012


c'est vrai que les blancs sont une mine d'or en pâtisserie. Il y a aussi les classiques îles flottantes, les oeufs à la neige qui permettent l'utilisation des blancs; je viens de tester la
cuisson des oeufs au four dans des moules en silicone : un pur plaisir, facile et rapide.

Marieambre 26/03/2012


Bonjour,


Ce phénomène mystérieux est ponctuel, mais cela m'est arrivé plusieurs fois dans mon four à sole (gaz). J'ai mis la sonde pour le tester, et là j'ai une très différence de t° entre mon thermostat
et la t° de mon four (+ de 80°). Ce qui expliquait que ma première plaque de macarons était parfaite et les suivantes craquelées. Mais j'ai lu que cela arrivait à d'autres personnes.


J'ai dû redoublé de ruse pour dompter mon four. J'ai mis du papier aluminium de chaque côté de ma grille pour éviter que la chaleur ne craquelle ceux du bord. Je fais refroidir mes plaques entre
chaque cuisson et j'entrouvre le four le temps qu'elles refroidissent pour la cuisson suivante.


Vu qu'il n'y a pas de courant d'air dans mon four et que je n'ai pas bougé les plaques, j'en déduis que si je laisse trop refroidir mon four après la précédente fournée, je perds trop de chaleur
et cela pourrait expliquer ce problème de glissement du dessus du macaron.


Vivement que je change de four, car j'ai aussi des problèmes pour cuire les meringues, thermostat 1 , la T° ne descend pas assez bas et je suis obligée d'entrouvrir le four régulièrement pour
avoir des meringues relativement blanches.


En tout cas merci de m'avoir répondu.


Amicalement


Annie

gourmandeetcitadine 15/01/2013


bonjour,


ces informations sont passionnantes et très utiles, un grand merci !!


J'avoue avoir une ou deux questions complémentaires... pour réaliser mes macarons, je vieillis systématiquement mes blancs afin qu'ils ne se craquellent pas à la cuisson. Dans le cas ou je
congélerais mes blancs, est ce que le vieillissement serait toujours nécéssaire ou mes blancs perdront leur albumine grâce au processus de congélation/décongélation? si ce n'est pas le cas,
vaut-il mieux les viellir avant ou après la congélation ?


Dans votre point sur les macarons bi-colores avec transfert, vous avez fortement suscité ma curiosité... Pourriez-vous me fournir quelques précisions : attendez-vous que la première couche croute
pour déposer la seconde ou non ? de plus, mettez-vous la même quantité d'appareil pour les deux couches ? Finalement, pour ce qui est du transfert je n'ai pas bien compris à quel moment vous
l'appliquiez, avant croutage et avant cuisson en passant les coques au réfrigérateur?


merci d'avance pour le temps que vous voudrez bien prendre afin de me répondre


délicieusement votre !


Gourmande et Citadine

Choubi 10/02/2013


Bonjour,


Pensez vous qu'on puisse utiliser des blancs d'oeufs qui ont été congelés pour les monter en neige et les manger donc  crus ? (dans des préprations comme les mousses, ...)


Merci d'avance pour votre réponse !

paton 13/02/2013


bravo, c'est vrai pas besoin d'être ingénieur pour être un génie , et c'est vrai qu'il faut parfois de l'imagination , pour réaliser des beautés sans moule spécial ou emporte pièce

serouya 27/02/2013


bonjour,


moi j'ai plutot un probleme pour l'utilisation des jaunes d'oeuf.  avez vous des idees?


je vous remercie d'avance

dumoulin 09/04/2014

*Merci pour ces explications si complètes et claires!

Le blog de Bernard DAUPHIN

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"Le Blog d'un ex professionnel du chocolat et de la confiserie, (chocolatier confiseur et chef de cuisine) qui souhaite faire partager ses recettes et ses connaissances, ses trucs et astuces avec d'autres passionnés et permettre aux personnes venues à sa table d'hôtes d'y retrouver les recettes qui y sont servies"

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