Par rapport au moelleux d'un gâteau de crêpes traditionnel, il apporte une une texture complémentaire, grace au croustillant de la pâte, -
L'acidité des fruits (framboises/cerises/citron) tranche avec la douceur de la pâte sablée et des crêpes.
Le chocolat Manjari (grand cru de Madagascar), à l'acidité et aux parfums marqués de fruits rouges, se marie bien avec la garniture fruitée mais tous les accompagnements et fourrages des crêpes peuvent être utilisés.
INGEDIENTS pour 1 tarte de 20 cm de diamètre.
Pour la pâte sablée aux amandes :
250 gr de farine
175 gr de beurre doux en pommade
125 gr de sucre glace
75 gr d’amandes en poudre
1 œuf
1 pincée de sel
2 cuillères à soupe d’eau
Pour la compotée de framboises et cerises
125 gr de framboises (fraîches ou surgelées)
3 cuillères à soupe de jus de cerises amaréna (à défaut de griottes)
1 trait de jus de citron jaune
Le sucre n'est pas nécessaire car le sirop des cerises en contient suffisamment - Une ceraine acidité est recherchée pour contrebalancer la douceur des crèpes, de la pâte sablée et de la ganache de couverture -
Pour la ganache de couverture
100 gr de crème fraîche liquide
75 gr de chocolat noir Manjari (Grand Cru de Madagascar de chez Valrhôna)
25 gr de beurre doux en pommade
1 cuillère à soupe de sirop de glucose
6 crêpes (environ)
MISE EN OEUVRE
Réaliser la pâte sablée :
Mettre tous les ingrédients dans le batteur et travailler à la feuille, vitesse moyenne.
Quand le mélange est homogène, ajouter l’eau et travailler encore quelques instants –
Ramasser et mettre en boule –
Conserver au réfrigérateur 1 heure minimum.
Préchauffer le four à 200 degrés –
Chemiser de pâte un moule beurré et cuire à blanc après nouvel entreposage au froid de 30 minutes.
Le surplus de pâte se congèle parfaitement
Réserver
Réaliser la compotée de framboises/cerises.
Mettre les framboises, le jus de cerises, le jus de citron dans une casserole et cuire pour obtenir une compote pendant 2 minutes environ –
Réserver –
Réaliser la ganache de couverture :
Bouillir la crème avec le sirop de glucose –
Ajouter la couverture hachée finement et lisser au fouet –
Ajouter le beurre pommade et lisser –
Réserver –
MONTAGE :
Découper les crêpes aux dimensions intérieures du fond de tarte en vous aidant d'un gabarit ou mieux, d’un cercle à pâtisserie – (les chutes pourront être utilisées éventuellement pour le décor, roulées en forme de roses).
Poser une première crêpe dans le fond (pour éviter la détrempe de la pâte)
Répartir un peu de compotée tiède (plus facile que si elle est froide)
Renouveler l’opération jusqu’à la fin en finissant par une crêpe
Aplanir soigneusement (fourchette, palette)
Réchauffer légèrement la ganache (40 degrés)
Couler sur la dernière crêpe (pas trop épais pour ne pas emporter le goût de la compote).
Réserver au frais (pas de frigo pour préserver le brillant du chocolat de la ganache) jusqu’à dégustation - Eventuellement, saupoudrer légèrement de sucre glace les contours de la pâte au moment du service -
50 g de caramel au beurre salé (voir ma recette sur ce site)
1 cuillère à café de vanille liquide
50 g de sucre en poudre
Pour la garniture de fruits :
6 à 8 pommes selon leur grosseur
nappage neutre pour tartes (ici gelée de coings maison)
Confectionner la pâte. Dans le bol mélangeur du robot, malaxer la farine avec le sel le sucre et le beurre ajouté par morceaux. Incorporer ensuite les 2 oeufs et le lait en travaillant la pâte le moins longtemps possible car cette pâte ne doit pas devenir élastique. S'il reste des morceaux de beurre mal mélangés, cela n'a aucun inconvénient. Si possible, laisser reposer la pâte au moins 12 heures.
Préchauffer le four à 180°C (thermostat 6). Chemiser deux cercles à pâtisserie avec la pâte et laisser reposer 30 minutes au congélateur. Précuire les fonds à blanc pendant 10 minutes (thermostat 6, 180°C) et les réserver.
Réaliser la crème de garniture. Dans une casserole, mettre le sucre, les pommes épluchées et coupées en petits morceaux, les bananes coupées en morceaux, la vanille liquide. Cuire environ 15 minutes et mixer l'appareil pour obtenir une compote. Ajouter le caramel au beurre salé, au fouet. Laisser refroidir.
Peler et trancher finement 6 pommes. Répartir la crème pommes-bananes sur les fonds cuits à blanc puis garnir les tartes avec les tranches de pommes.
Cuire les tartes environ 30 minutes en surveillant la cuisson.
A la sortie du four, napper les tartes avec le nappage. Saupoudrer le tour avec un peu de sucre glace et laisser reposer jusqu'au service.
Un classique facile à réaliser, présent dans presque toutes les boulangeries et pâtisseries . Voici la recette des professionnels et les conseils qui vous permettront de réussir parfaitement ces délicieuses pâtisseries qui peuvent être réalisées avec des surplus de pâte à galette -
INGREDIENTS POUR 40 PIECES ENVIRON (fonction de leur taille)
500 g de pâte feuilletée pur beurre
300 g de glace royale spéciale
(60 g de blanc d'œufs + 250 g de sucre glace + 30 g de farine)
On peut utiliser un reste de glace royale classique (avec jus de citron), dans ce cas la cuisson sera légèrement différente -
Je vous conseille vivement de réaliser vous-même votre pâte feuilletée ou, à défaut, de la commander chez votre pâtissier ou boulanger local. Les pâtes industrielles, à base de vinaigre ou d'alcool et de jus de citron, sont beaucoup moins savoureuses.
MISE EN OEUVRE
Réaliser la glace royale spéciale :
Mettre tous les ingrédients dans la cuve du batteur et fouetter à pleine vitesse pendant environ 5 minutes pour bien blanchir l'appareil - (cette glace royale ne contient pas de jus de citron mais contient un peu de farine pour faciliter le croûtage) -
Filmer "au contact" avec un film alimentaire, et réserver à température ambiante -
Sortir la pâte feuilletée du frigo et l'étendre sur une épaisseur de 3 mm en fleurant le plan de travail avec un peu de farine -
Découper des bandes de 10 cm de large sur environ 60 cm de long -
NB : A ce stade, je vous conseille d'entreposer les bandes de feuilletage au congélateur pour les durcir, pendant 15 minutes environ - Cette astuce facilite considérablement le glaçage en évitant aux bandes de s'allonger au moment de la pose du glaçage -
A la spatule, recouvrir les bandes de feuilletage avec la glace royale sur toute leur surface -
Couper des bandes de 5 cm de large, dans la longueur des abaisses de feuilletage - Poser ces petites bandes sur la plaque de cuisson du four, recouverte de papier sulfurisé ou d'un tapis de cuisson type Silpat -
Facultativement, déposer quelques amandes effilées sur le glaçage -
Entreposer au frais (surtout pas au frigo, qui, humide, fait couler le glaçage) pendant 2 heures environ pour que le glaçage sèche et croûte - Ce temps de repos est important pour que le glaçage, une fois cuit, se détache parfaitement du feuilletage -
Préchauffer le four à 180 degrés -
Juste avant la cuisson des bandes de feuilletages, éliminer la glace royale qui a éventuellement coulé sur les tranches (il y en a toujours), en coupant une petite bande de pâte -
C'est TRES IMPORTANT car la glace royale empêcherait le développement harmonieux et régulier de la pâte feuilletée.
Cuire 15 minutes en gardant la porte du four très légèrement ouverte (utiliser une lame de couteau) pour évacuer la buée de cuisson (permet une bonne cuisson de la pâte) -
Laisser refroidir sur grille -
NB : On peut saupoudrer légèrement les allumettes avec un peu de sucre glace après cuisson -
Certains professionnels coupent le feuilletage en deux (après cuisson) et le garnissent de crème mousseline, crème d'amandes ou crème pâtissière -
Si on utilise un reste de glace royale classique (sans farine mais confectionnée avec un trait de jus de citron), cuire à 200 degrés au lieu de 180 degrés -
Une présentation actuelle pour un classique de la pâtisserie !
INGREDIENTS POUR 2 GALETTES DE 30 CM
600 g de pâte feuilletée pur beurre (maison ou de chez votre boulanger)
1 kilo de poires mûres à point (ici comice)
1 gousse de vanille grattée
150 g de sucre
750 g d'eau
Pour la crème d'amande
1/4 de litre de lait
25 g de farine
125 g d'amandes en poudre
150 g de sucre
15 g de rhum brun
3 œufs entiers (2 + 1)
50 g de beurre doux
4 feuilles de pâte à filo
Beurre en quantité suffisante
1 fève
Pour la dorure :
1 jaune d'œuf fouetté avec un peu de lait
Pour le sirop de glaçage
125 g de sucre bouilli avec 100 g d'eau et 10 g de rhum brun
NB : De nombreux boulangers vendent de la pâte feuilletée pur beurre prête à être utilisée - Je vous conseille de la demander laminée à 3 mm en plaques de 60 x 40 qu'il n'y a plus qu'à congeler et utiliser au fur et à mesure de vos besoins -
MISE EN OEUVRE
Etaler la pâte feuilletée et détailler 4 disques de 30 cm de diamètre -
Réserver au frigo
Eplucher les poires, les couper en 2 et les cuire avec l'eau, la vanille et le sucre pendant environ 15 minutes en les conservant légèrement fermes -
Dans une casserole, bouillir le lait - Réserver -
Dans un cul-de-poule, fouetter 2 œufs entiers avec le sucre puis ajouter la farine, le rhum, les amandes.
Ajouter le lait bouillant, remettre sur le feu avec le beurre et bouillir 2 minutes - Laisser refroidir -
A froid, ajouter l'œuf entier restant et fouetter vivement pour obtenir un appareil homogène -
Beurrer grassement une feuille de filo -
Poser un disque de pâte feuilletée sur le plan de travail (ou sur une assiette) préalablement recouvert(e) d'une feuille de papier cuisson, poser dessus la feuille de filo -
Réaliser un disque de crème aux amandes sur la feuille de filo, poser dessus la moitié des poires pochées et refroidies, insérer la fève, recouvrir d'une seconde feuille de pâte filo et enserrer la crème à l'intérieur -
Cette astuce évitera à la garniture de la pâte de fuiter au travers des ouvertures, à la cuisson -
Dorer légèrement à l'œuf la périphérie de la garniture pour faciliter l'adhérence des 2 disques de pâte -
Découper, à l'aide d'un emporte-pièce, des ouvertures dans un second disque de pâte feuilletée et poser ce disque sur le premier -
Bien faire adhérer la pâte -
Découper la galette et parfaire, si besoin, le décor (ici petites feuilles découpées dans la pâte) -
Dorer avec la dorure et entreposer au frigo 30 minutes minimum -
Dorer une seconde fois puis cuire 40 minutes dans un four préchauffé à 170° -
3 minutes avant la fin de la cuisson, glacer la galette avec le sirop de glaçage et remettre au four pour fixer le glaçage -
Un assemblage original de 2 textures pour une même couronne : Une brioche classique pour le moelleux surmontée d'une brioche feuilletée pour le croustillant -
INGREDIENTS POUR 1 BRIOCHE (Moule de 26 cm)
300 g de farine T45
200 g de farine T65
300 g de beurre doux (2 x 125 g = 250 g de beurre assez ferme + 50 g de beurre pommade )
225 g d'oeufs entiers
75 g de sucre poudre
125 g de lait
22 g de levure fraîche de boulanger (1/2 paquet)
5 g d'épices à pain d'épices (1 cuillère à café)
150 g d'orange confite hachée
1 cuillère à soupe de vanille liquide
10 g de sel
1 fève (facultatif)
MISE EN OEUVRE
Confectionner les 2 pâtes à brioche simultanément :
Tiédir le lait dans une casserole et y dissoudre la levure - Laisser reposer 5 minutes -
Dans un saladier, battre les oeufs en omelette avec le sucre, le sel, la vanille et les épices -
Dans la cuve du batteur, mettre la levure délayée, ajouter les farines, 50 g de beurre pommade puis verser les oeufs battus -
Mélanger en vitesse lente jusqu'à ce que la pâte se détache de la paroi de la cuve -
Partager la pâte en 2 pâtons de même poids -
Filmer un premier pâton et l'entreposer au réfrigérateur -
Brioche classique :
Déposer le second pâton dans la cuve du batteur, ajouter 125 g de beurre assez ferme et mélanger en vitesse moyenne jusqu'à l'obtention d'un mélange homogène -
Filmer la cuve et mettre à pousser pendant environ 2 heures dans un endroit tiède jusqu'à ce qu'elle double de volume -
Quand la pâte a doublé de volume, rompre la pâte, ajouter les dès d'oranges confites, la fève (facultatif), filmer et mettre au frigo -
Brioche feuilletée :
Au bout de 2 heures, ressortir le premier pâton du frigo, le poser sur le plan de travail et l'abaisser en carré de 30 x 30 cm, au rouleau -
Disposer le beurre restant (125 g), assez ferme, au centre du pâton.
Replier la pâte sur le beurre - Le beurre doit être complètement enveloppé par la pâte afin qu'il ne s'échappe pas pendant le laminage -
Etendre la pâte en 1 long rectangle d'environ 50 cm de long, la plier en portefeuille, la tourner d'1/4 de tour puis l'allonger à nouveau et la plier en 3 - La pâte est alors à 2 tours -
L'entreposer au réfrigérateur pendant 20 minutes environ -
Au bout de 20 minutes, recommencer la même opération en ne donnant que 3 plis (au lieu de 4 à la pâte, pour le 1er tour) - La pâte est alors à "4 tours" -
Remettre au frigo 1/2 heure puis redonner 1 tour supplémentaire. La pâte est prête : la conserver au frigo, filmée, jusqu'à son utilisation -
Le lendemain, sortir les 2 pâtons du frigo -
Brioche classique :
Dégazer le pâton de brioche classique aux oranges, l'étendre au rouleau et réaliser un disque de 26 cm qui sera placé au fond d'un moule ou d'un cercle à pâtisserie chemisé de papier cuisson beurré -
Aménager une ouverture de 10 cm dans le centre du disque et y placer une boite de conserve (ou un cercle) chemisé(e) de papier sulfurisé -
Brioche feuilletée :
Allonger le pâton en 1 rectangle de 10 cm x 50 cm et découper 2 bandes de 5 cm de large -
Les disposer en "vague", à l'intérieur du cercle, sur le pâton de brioche classique -
Laisser pousser environ 2 heures dans un endroit tiède (26°)
Cuire environ 30 à 35 minutes dans un four préchauffé à 200°
Pendant que la brioche cuit préparer un sirop de glaçage en portant à ébullition 40 g d'eau avec 75 g de sucre -
2 minutes avant la fin de la cuisson, glacer la brioche et remettre au four pour fixer -
Décorer de fruits confits (oranges, bigarreaux, angélique, poires, ...) et sucre gros grains -
La mise au point du chocolat fait partie des questions récurrentes que l'on me pose -
Une bonne raison, à l'occasion de l'approche de Noël, de rappeler les différentes techniques à notre disposition pour travailler correctement cette fabuleuse matière.
Chauffé et fondu à 50 degrés, le chocolat est complètement déstructuré, comme le serait une mayonnaise qui aurait tourné.
Si on le refroidit sans prendre la précaution préalable de le « mettre au point », il sera terreux, friable, terne.
Utilisé ainsi, il collera au moule. Pour le démouler, vous casserez le moule mais vous ne décollerez pas le chocolat.
Pourquoi et comment obtenir un chocolat parfaitement mis au point ?
Quelques mots de technologie !
Le principe de la mise au point est lié à la structure moléculaire du beurre de cacao.
Le beurre de cacao est un ensemble de 6 huiles dont chacune est constituée d'un cristal de nature différente –
Chaque type de cristal a ses caractéristiques physiques propres, mais, de tous les cristaux, un seul type possède la faculté de se rétracter en refroidissant : c'est le cristal codifié "béta prime". Il s'avère également que, seul, ce cristal a un point de cristallisation à 27 degrés (il durcit à cette température) alors que les autres ont un point de cristallisation inférieur, à 25 degrés -
La technique de la mise au point (ou précristallisation) va donc consister à monter en température et chauffer suffisamment le chocolat pour être sûr de fondre tous les cristaux de toutes natures ( en chauffant la masse de chocolat à 50 degrés environ), puis la redescendre rapidement à 27 degrés (mais surtout pas en dessous) pour ne l’ensemencer uniquement qu’en "bons cristaux" en cristaux béta prime, et pas à une température inférieure pour ne pas créer de cristaux autres, qui ne se rétracteraient pas.
On remonte ensuite légèrement le chocolat pour le fluidifier, sans le déstructurer, en le réchauffant à 31/32 degrés maxi.
Réalisée dans ces conditions, la mise au point de la couverture permettra d'obtenir un chocolat parfaitement brillant et cassant, se décollant facilement du moule
Les chocolatiers professionnels utilisent des "tempéreuses" qui réalisent, seules, en automatique, les opérations qui suivent !
LA FONTE : La fonte se fait au bain-marie, directement sur le feu et peut se faire au micro-onde ou dans un four traditionnel.
La fonte au four traditionnel :
- C'est la façon la plus simple, mais la plus longue, pour fondre le chocolat - Celui-ci est versé dans un saladier
placé dans un four préchauffé à la température souhaitée (50 ou 45°) le temps nécessaire à sa fonte totale (1 heure environ) - Quand on disose d'un peu de temps, cette méthode permet de faire d'autres activités (comme de préparer plan de travail et intérieurs à tremper) en attendant la fonte totale -
La fonte au bain-marie :
-Le récipient contenant le chocolat haché est posé sur une casserole d’eau frémissante (pas bouillante) – En aucun cas le récipient doit être en contact avec l’eau.
-Le chocolat est fondu à 50/55 degrés pour le chocolat noir, 45/50 degrés pour le chocolat au lait, le blanc ou le chocolat coloré.
-Une fonte à une température plus élevée pourrait entrainer le sablage du chocolat et son épaississement.
NB : Chauffé à une température trop élevée, le lait en poudre contenu dans le chocolat blanc et le chocolat au lait "brûle" ce qui rend le chocolat pâteux, voire granuleux, et impossible à fondre correctement - Pour des petites quantités de chocolat blanc et le chocolat au lait, j'ai l'habitude de chauffer mon récipient au bain-marie, et, hors du feu, de verser le chocolat haché finement et de le fondre doucement en le remuant, ce qui donne d'exellents résultats -
Pour des quantités plus importantes, je chauffe mon récipient en le posant sur une casserole d'eau que je porte à ébullition, j'éteins le feu puis, récipient toujours sur la casserole, verse le chocolat dans le récipient, en remuant constamment jusqu'à fonte totale.
La fonte directe :
Très peu utilisée, elle consiste à verser le chocolat haché dans une casserole puis à fondre le chocolat sur feu très doux jusqu'à la température d'utilisation - Cette pratique demande une grande expérience et une attention constante avec un grand risque de brûler le chocolat - Certains chocolatiers laissent leur chocolat à fondre en étuve réglée à 34/35° toute une nuit avant de l'utiliser -
La fonte au micro-onde :
-Le chocolat haché est mis dans un récipient lui-même placé dans le micro-onde.
-On fait chauffer quelques instants et on vérifie régulièrement la fonte, en remuant le chocolat, jusqu’à que tout le chocolat soit fondu mais surtout pas brulé.
C'est la meilleure technique de fonte du chocolat blanc -
LES DIFFERENTS PROCEDES DE MISE AU POINT (on dit aussi « tablage », « tempérage » ou « pré-cristallisation »)
5 procédés différents sont utilisés par les professionnels (quand ils n'utilisent pas de tempéreuses automatiques):
1)Premier procédé : Tablage
-La totalité (voire une partie) du chocolat est versée sur le marbre (table de travail) et remuée, jusqu’à ce qu’elle descende à 27 degrés, avec une palette et un triangle.
-Le chocolat à 27 degrés est remis dans le récipient, mélangé à celui se trouvant dans le récipient et l’opération est répétée jusqu’à ce que tout le chocolat soit à 27 degrés –
-A 27 degrés, le chocolat épaissit. On dit qu’il "vaseline".
-Le chocolat est ensuite légèrement réchauffé et fluidifié, en posant le récipient sur la casserole d’eau chaude, jusqu’à 31/32 degrés pour pouvoir être utilisé plus facilement. Avec l'habitude, quelques minutes suffisent - C'est mon mode de mise au point préféré.
oNB : A 32 degrés, si on trempe le revers d'un doigt dans le chocolat, ce dernier ne laisse ni impression de froid ni impression de chaud car c’est la température extérieure du corps humain – Il faut un peu d’habitude pour vérifier la correcte mise au point de cette façon là et la sagesse est tout de même de vérifier la température avec un thermomètre car notre "thermomètre interne" peut varier en fonction de la température de la pièce de travail.
2)Second procédé : Refroidissement au bain-marie froid
-Le récipient contenant le chocolat est posé dans un bain-marie froid et l’ensemble est remué jusqu’à ce qu’il soit redescendu à 27 degrés.
-Le récipient est ensuite posé sur la casserole d’eau chaude et remonté à 31/32 degrés comme ci-dessus.
Le procédé est rapide et pratique pour de petites quantités de chocolat - Avec l'habitude, quelques minutes suffisent -
3)Troisième procédé : Ensemencement
-Seule la moitié du chocolat est fondue au bain-marie. L’autre moitié, finement hachée, est ajoutée, hors du feu, au chocolat fondu qui redescend ainsi à 27 degrés –
-Le tout est ensuite remonté comme ci-dessus.
4) Quatrième procédé :
- Le chocolat haché est versé dans une casserole et très doucement réchauffé sur
feu très doux jusqu'à sa température d'utilisation - Cette façon de faire, facile à mettre
en oeuvre, est difficile à maîtriser et demande une certaine habitude et une attention
constante -
5)Dernier procédé :
-Le chocolat est fondu au bain-marie comme ci-dessus.
-On laisse refroidir le chocolat jusqu’à à 34-35°C pour le noir ou 33-34°C pour le lait, blanc ou coloré.
-On joute 1% de beurre de cacao MYCRYO® (cacao Barry) soit 1g pour 1oo g de chocolat
- Quand le chocolat arrive à la température idéale, 31-32°C pour le chocolat noir ou 29-30°C pour le lait, blanc ou coloré, on peut l'utiliser.
Cette dernière méthode est, celle que j’utilise le plus souvent, pour son côté pratique (bien que je préfère le tablage, pour des quantités importantes) -
Le chocolat a une parfaite fluidité, est parfaitement mis au point, peut être travaillé beaucoup plus longtemps et ne salit pratiquement pas de matériel.
Il arrive que le beurre de cacao présente des grains grossiers qui ont du mal à fondre correctement - On peut soit tamiser très finement le beurre Mycryo avant de l'incorporer soit utiliser un mixer plongeant pour homogénéiser le chocolat (méthode Michalak)
oAfin d’utiliser le chocolat plus longtemps, maintenez-le à 31-32°C pour le noir ou 29-30°C pour le lait, blanc ou coloré en posant le récipient sur un bain-marie tiède ou une légère source de chaleur – Le mieux, bien entenu, est d'utiliser une trempeuse (bain-marie) professionnelle ou un bain-marie électrique, -
Personnellement j'utilise tout simplement un cuit-vapeur correctement réglé, dans lequel je pose mon saladier de chocolat. (température de l'eau vérifiée scrupuleusement)
oTempératures idéales : noir : Fonte à 45/50, tempérage à 27/28, utilisation à 31/32. Lait : fonte 45/50, tempérage, 25 ; utilisation 30. Blanc et colorés : Fonte 40/45, tempérage 25, utilisation028/ 29.
"Le Blog d'un ex-professionnel (chocolatier confiseur et chef de cuisine) - Plus que des recettes, le partage et la transmission du savoir, du savoir-faire, de tours de main et d'astuces professionnels - "